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Retour en arrière à l'été 2006. Nous sommes au bord de la route d'une des petites îles froides et venteuses de l'Écosse, un énorme sac à dos sur les épaules, un pouce dans les airs. Nous attendons. Steph est toute souriante car elle lance dans l'univers que ma première expérience d'auto stop en soit une mémorable. Elle ne manque pas sa cible car quelques minutes plus tard, une Triumph 1972 décapotable apparait à l'horizon. Leon, un richissime Néo-Zélandais en voyage s'arrête et nous fait monter. Nous trouvant sympathiques, il annule sa partie de golf et passe la journée avec nous à visiter l'impressionnante côte de l'Isle of Skye.
Avançons à notre dernière semaine en Australie. Comme toujours il semble, nous sommes en train de partager un excellent souper chez Julie et Martin. Nous parlons de voyage, de rencontres fortuites. Nous sommes à trois jours de la Nouvelle-Zélande et un éclair nous passe à l'esprit. LEON! On devrait le contacter pour voir s’il est chez lui et voudrait prendre une bière avec nous pendant notre visite. En arrivant très tard à la maison d'Andy et Laurren, une autre rencontre fortuite qui nous a fourni d'excellents amis, j'ouvre mon ordinateur et envoie un message dans la nuit, sans même savoir si j'ai la bonne adresse.
Le lendemain matin, à deux jours du départ, je reçois un courriel expéditif de Leon. « J'aurais adoré vous revoir, mais je suis présentement à Hong Kong, J'ai par contre une cabane au Nord de l'île que vous pouvez utiliser tant que vous voulez... Il y a aussi un 4x4 qui vous attend là-bas. Oh et n'hésitez pas à utiliser mon bateau si ça vous chante. Mais comme c'est loin d’Auckland, j'ai pris les dispositions pour que vous puissiez prendre ma petite bagnole en ville pour vous promener. Amusez vous! »
Nous voici donc maintenant, au volant d'une Alfa Romeo, parcourant les chemins sinueux de la campagne Néo-Zélandaise sur les traces de Leon. Cette voiture nous a permis de rejoindre des lieux plus isolés, de nous rendre à un vignoble éloigné où ils avaient besoin d'un coup de main, d’apprendre à cueillir des mandarines, à tailler les vignes de raisin, où nous avons rencontré un horticulteur local qui nous a amené gratuitement en voyage de pêche pendant 6 h sur la mer où j'ai mis la main sur un Snapper de 8 lb. Le soir même, nous avons mangé le Snapper cuisiné par la sympathique compagne de notre ami horticulteur à son domicile. Porté par cette petite bagnole, nous avons visité des chutes abondantes et trouvé une mine d'or abandonnée où résident des vers phosphorescents et des Weta géantes. Tout cela, en à peine 10 jours. Une chaîne d'événements qui s'est enclenchée il y a de cela plus de 4 ans et qui fait que nous profitons vraiment à fond d'un pays où les gens sont extrêmement sympathiques et les collines nous rappellent chaque jour celles de l'Écosse, où tout cela a commencé.
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Saturday, July 10, 2010
Wednesday, June 23, 2010
Un avion déchire le soir
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Alors, ça y est, notre dernier article de l’Australie. Au moment où j’écris ces lignes, nous aurons quitté le pays dans exactement 24 heures. C’est plutôt excitant. Nous avons passé tout l’après-midi d’hier a essayer de choisir ce que nous devrions emporter en Nouvelle-Zélande. Puisque nous n’y serons que pendant trios mois, en plus du fait que la nuit, la température descend presque à zéro l’hiver, nous avons conclu qu’il était inutile d’acheter une auto là-bas. Sans l’équivalent kiwi de Shocker, la gestion du poids du sac à dos devient une priorité.
Nous ne nous sommes pas rendus au point de percer des trous dans le manche de nos brosses à dents pour perdre quelques grammes, mais nous avons fait une chose que je n’avais pas anticipée. Il y a de cela quelques mois, nous avons trouvé une vieille copie du livre de poche The Lord of the Rings, les six tomes assemblés avec des annexes. Nous pensions que cela serait approprié de l’emmener avec nous dans notre périple à travers la vraie vie de la Terre du Milieu. Il était très intéressant, mais aussi très gros et très pesant. NOTE AUX BIBLIOTHÉCAIRES QUI LISENT CET ARTICLE: il serait peut-être préférable que vous vous rendiez immédiatement au paragraphe suivant. Dans un dernier effort pour résoudre le problème de poids et pour protéger nos dos d’une destruction totale, nous nous sommes résignés à retirer le premier tome de la reliure. Nous l’avions lu tous les deux. Je sais, je sais, c’est horrible, mais nous sommes à l’autre bout du monde et vous n’y pouvez rien.
Une autre chose qui pèse une tonne est notre fidèle ordinateur portatif. Pour cette portion du voyage, j’ai décidé que mon sac à dos ne pèserait pas plus de 11 kg. Nous finissons toujours par transporter trop de choses et cette fois-ci, j’étais bien décidé à ne pas répéter cette erreur. Alors, après plusieurs débats intérieurs, allant jusqu’à considérer de ne pas emmener de batterie de secours pour ma caméra que j’ai décidé qu’il était préférable de laisser ma station de travail derrière moi. Qu’est-ce que ça implique? Des mises à jour du blogue moins fréquentes, plus sporadiques et des vidéos plus rudimentaires ou pas de vidéos du tout. Pour certains d’entre vous, ce sera une période triste et sombre; pour d’autres se sera un soulagement durant les prochains mois de n’avoir de nos nouvelles que de temps à autre plutôt que d’être constamment interpelés par nous chaque semaine. Mais au moins, vous saurez tous que mon dos n’aura pas à subir de scoliose précoce.
Alors nous vous disons « Au revoir » et nous vous enverrons des nouvelles de cette étrange et nouvelle contrée, remplie d’oiseaux qui sont aussi des gens qui sont aussi des fruits. Un pays de glace et de froid nous attend, mais je suis certain que nous y trouverons beaucoup d’abris sûrs où des possibilités de communiquer avec vous se présenteront. D’ici là, alors que vous êtes en sécurité, essayez de réfléchir et de trouver où sur Terre peut bien de trouver l’ANCIENNE Zélande…
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Alors, ça y est, notre dernier article de l’Australie. Au moment où j’écris ces lignes, nous aurons quitté le pays dans exactement 24 heures. C’est plutôt excitant. Nous avons passé tout l’après-midi d’hier a essayer de choisir ce que nous devrions emporter en Nouvelle-Zélande. Puisque nous n’y serons que pendant trios mois, en plus du fait que la nuit, la température descend presque à zéro l’hiver, nous avons conclu qu’il était inutile d’acheter une auto là-bas. Sans l’équivalent kiwi de Shocker, la gestion du poids du sac à dos devient une priorité.
Nous ne nous sommes pas rendus au point de percer des trous dans le manche de nos brosses à dents pour perdre quelques grammes, mais nous avons fait une chose que je n’avais pas anticipée. Il y a de cela quelques mois, nous avons trouvé une vieille copie du livre de poche The Lord of the Rings, les six tomes assemblés avec des annexes. Nous pensions que cela serait approprié de l’emmener avec nous dans notre périple à travers la vraie vie de la Terre du Milieu. Il était très intéressant, mais aussi très gros et très pesant. NOTE AUX BIBLIOTHÉCAIRES QUI LISENT CET ARTICLE: il serait peut-être préférable que vous vous rendiez immédiatement au paragraphe suivant. Dans un dernier effort pour résoudre le problème de poids et pour protéger nos dos d’une destruction totale, nous nous sommes résignés à retirer le premier tome de la reliure. Nous l’avions lu tous les deux. Je sais, je sais, c’est horrible, mais nous sommes à l’autre bout du monde et vous n’y pouvez rien.
Une autre chose qui pèse une tonne est notre fidèle ordinateur portatif. Pour cette portion du voyage, j’ai décidé que mon sac à dos ne pèserait pas plus de 11 kg. Nous finissons toujours par transporter trop de choses et cette fois-ci, j’étais bien décidé à ne pas répéter cette erreur. Alors, après plusieurs débats intérieurs, allant jusqu’à considérer de ne pas emmener de batterie de secours pour ma caméra que j’ai décidé qu’il était préférable de laisser ma station de travail derrière moi. Qu’est-ce que ça implique? Des mises à jour du blogue moins fréquentes, plus sporadiques et des vidéos plus rudimentaires ou pas de vidéos du tout. Pour certains d’entre vous, ce sera une période triste et sombre; pour d’autres se sera un soulagement durant les prochains mois de n’avoir de nos nouvelles que de temps à autre plutôt que d’être constamment interpelés par nous chaque semaine. Mais au moins, vous saurez tous que mon dos n’aura pas à subir de scoliose précoce.
Alors nous vous disons « Au revoir » et nous vous enverrons des nouvelles de cette étrange et nouvelle contrée, remplie d’oiseaux qui sont aussi des gens qui sont aussi des fruits. Un pays de glace et de froid nous attend, mais je suis certain que nous y trouverons beaucoup d’abris sûrs où des possibilités de communiquer avec vous se présenteront. D’ici là, alors que vous êtes en sécurité, essayez de réfléchir et de trouver où sur Terre peut bien de trouver l’ANCIENNE Zélande…
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Sunday, June 20, 2010
Les vents ont tournés
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Nous sommes donc arrivés à Sydney il y a quelques jours pour vendre Shocker. Notre voyage s’achève ici. C’est avec des sentiments partagés que nous parcourons les rues de la métropole pour une dernière fois. Lorsque nous l’avons quitté il y a de cela plus de sept mois, c’était au volant d’une toute nouvelle voiture (pour nous) en conduisant de manière complètement anxieuse sur le mauvais côté de la rue (pour nous). Nous revenons donc en ville, transportés par notre maison-mobile qui ne détient plus aucun secret, avec une aise de conduite qui ne nous serait jamais semblée possible en novembre dernier. Les stationnements en parallèle de la droite ne nous effraient plus et l’heure de pointe dans le centre-ville non plus (mais on déteste toujours autant les ponts payants).
Sept mois sur la route, 20 000 km de parcourus et Sydney nous semble être figée dans le temps. On croirait que nous sommes partis la semaine dernière et c’est tout à fait déconcertant. Un peu comme si cette familiarité venait effacer notre périple en sol australien, comme si nous n’avions pas vécu toutes ces aventures. Ce n’est qu’en racontant notre expédition autour d’une bouteille de vin et en montrant nos photos et vidéos que le brouillard se lève peu à peu de nos souvenirs. Vraiment étrange comme sentiment.
Mais nous y voici, il faut se rendre à l’évidence : il ne nous reste que deux semaines sur le continent. Nous pensions initialement passer tout notre temps à chercher activement un acheteur potentiel pour notre voiture, mais comme tout ça s’est réglé en moins de deux jours ici, on se retrouve avec beaucoup de temps entre les mains. Ce qui est une excellente chose. Ça nous a permis de faire toutes sortes de trucs que nous avions manqués la première fois que nous étions ici. Entre autres, remplacer notre sac de plongée endommagé sur le bras d’un milliardaire aventurier, manger plusieurs excellents repas à des prix ridicules dans le Chinatown et visiter une réplique opérationnelle du HMS Endeavour, fidèle navire du Capitaine Cook, mon personnage historique préféré.
Comme nous avons réussis à vendre Shocker un bon 1 000 $ de plus que le prix que nous avions déboursés initialement, on se retrouve donc avec les fonds suffisants pour continuer notre périple en sol Nouveau-Zélandais sans trop de soucis. C’est vraiment lorsque nous avons lâché prise de vouloir nous installer à un endroit que tout s’est remis à aller bien. Un voyage implique le mouvement et de retrouver notre nomadisme a donné un air de fraîcheur à cette aventure. Mais en même temps, toute cette fraîcheur nous rappelle que nous devons nous équiper vraiment mieux si nous voulons survivre à l’hiver maritime de notre prochaine destination. C’est donc avec beaucoup d’excitation que nous parcourons les magasins d’équipement de plein air depuis quelques jours pour trouver les meilleurs deals sur la laine Mérino! Si c’est ce que les moutons portent sur place, ça devrait être amplement suffisant pour nous aussi.
Oh, et si vous ne nous croyiez pas la semaine passée, voici un support visuel à nos propos de gloire.
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Nous sommes donc arrivés à Sydney il y a quelques jours pour vendre Shocker. Notre voyage s’achève ici. C’est avec des sentiments partagés que nous parcourons les rues de la métropole pour une dernière fois. Lorsque nous l’avons quitté il y a de cela plus de sept mois, c’était au volant d’une toute nouvelle voiture (pour nous) en conduisant de manière complètement anxieuse sur le mauvais côté de la rue (pour nous). Nous revenons donc en ville, transportés par notre maison-mobile qui ne détient plus aucun secret, avec une aise de conduite qui ne nous serait jamais semblée possible en novembre dernier. Les stationnements en parallèle de la droite ne nous effraient plus et l’heure de pointe dans le centre-ville non plus (mais on déteste toujours autant les ponts payants).
Sept mois sur la route, 20 000 km de parcourus et Sydney nous semble être figée dans le temps. On croirait que nous sommes partis la semaine dernière et c’est tout à fait déconcertant. Un peu comme si cette familiarité venait effacer notre périple en sol australien, comme si nous n’avions pas vécu toutes ces aventures. Ce n’est qu’en racontant notre expédition autour d’une bouteille de vin et en montrant nos photos et vidéos que le brouillard se lève peu à peu de nos souvenirs. Vraiment étrange comme sentiment.
Mais nous y voici, il faut se rendre à l’évidence : il ne nous reste que deux semaines sur le continent. Nous pensions initialement passer tout notre temps à chercher activement un acheteur potentiel pour notre voiture, mais comme tout ça s’est réglé en moins de deux jours ici, on se retrouve avec beaucoup de temps entre les mains. Ce qui est une excellente chose. Ça nous a permis de faire toutes sortes de trucs que nous avions manqués la première fois que nous étions ici. Entre autres, remplacer notre sac de plongée endommagé sur le bras d’un milliardaire aventurier, manger plusieurs excellents repas à des prix ridicules dans le Chinatown et visiter une réplique opérationnelle du HMS Endeavour, fidèle navire du Capitaine Cook, mon personnage historique préféré.
Comme nous avons réussis à vendre Shocker un bon 1 000 $ de plus que le prix que nous avions déboursés initialement, on se retrouve donc avec les fonds suffisants pour continuer notre périple en sol Nouveau-Zélandais sans trop de soucis. C’est vraiment lorsque nous avons lâché prise de vouloir nous installer à un endroit que tout s’est remis à aller bien. Un voyage implique le mouvement et de retrouver notre nomadisme a donné un air de fraîcheur à cette aventure. Mais en même temps, toute cette fraîcheur nous rappelle que nous devons nous équiper vraiment mieux si nous voulons survivre à l’hiver maritime de notre prochaine destination. C’est donc avec beaucoup d’excitation que nous parcourons les magasins d’équipement de plein air depuis quelques jours pour trouver les meilleurs deals sur la laine Mérino! Si c’est ce que les moutons portent sur place, ça devrait être amplement suffisant pour nous aussi.
Oh, et si vous ne nous croyiez pas la semaine passée, voici un support visuel à nos propos de gloire.
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Wednesday, June 9, 2010
Ma belle Melbourne
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Sérieusement, vous devez SÉRIEUSEMENT être ennuyés de toujours nous entendre parler de Melbourne. Mais, c’est une ville tellement géniale! Je promets que ce sera la dernière fois. Nous ne passons qu’une semaine ici, puis nous retournons à Sydney pour essayer de vendre notre voiture! Je dois admettre que je serai un peu triste de laisser partir Shocker. Je n’ai jamais passé autant de temps avec une auto. Chaque fois que nous la voyons stationnée dans la rue, nous poussons un soupir de soulagement et nous avons l’impression de retourner à la maison. C’est seulement une bagnole mate! Ouais, mais c’est MA bagnole.
Mais nous devons maintenant la vendre et Sydney semble être le meilleur endroit pour le faire, puisque c’est le principal port d’entrée d’Australie. Nous avons officiellement jusqu’au 24 juin pour nous en départir. À cause de la fête nationale des Québécois, vous direz? Non! Parce que nous avons déjà acheté nos billets d’avion pour la Nouvelle-Zélande à cette date! Assez de cette Île/Pays/Continent! Il est temps de voir de nouveaux horizons. En fait, avec toutes les montagnes là-bas, nous espérons ne voir AUCUN horizon. L’hiver n’est certainement pas la meilleure saison pour s’y rendre, mais que voulez-vous? Voilà notre destin cette année, d’aller audacieusement où les choses intéressantes se trouvent, et ce, toujours au pire des moments pour le faire.
Mais avant de partir, nous essayons de tirer le meilleur parti de ce que la ville que nous avons appris à aimer peut nous offrir. Par exemple, cela ne fait pas trois jours que nous sommes revenus et Melbourne nous a déjà fourni la possibilité de réaliser le rêve d’une vie. Nous pouvons dire fièrement que nous avons coché la case « Battre un record du monde Guinness » de notre liste d’activités à faire avant de mourir. Samedi dernier, nous avons joint 1 243 autres citoyens costumés en super-héros au Federation Square afin de réunir le plus grand nombre de gens au monde, dans un même endroit, déguisés comme leurs bienfaisants alter-ego. Ok, la plupart des participants étaient âgés entre 5 et 8 ans, mais cela ne rend pas l’exploit moins impressionnant. Prends ça Londres! Nous avons battu ta faible tentative de t’inscrire à l’histoire et t’avons détrôné par plus de 150 êtres masqués. Cela étant dit, porter des collants durant la dernière semaine de l’automne en ville n’est pas nécessairement la meilleure idée qui soit … En attendant de voir le court métrage documentant cet exploit, lisez ce que les journaux ont dit de cette incroyable journée. Et une fois cette tâche terminée, vous pouvez regarder notre TOUT NOUVEAU VIDÉO sur notre périple dans l’Outback! Nous avons entendu dire que vous aimiez ce genre de trucs.
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Sérieusement, vous devez SÉRIEUSEMENT être ennuyés de toujours nous entendre parler de Melbourne. Mais, c’est une ville tellement géniale! Je promets que ce sera la dernière fois. Nous ne passons qu’une semaine ici, puis nous retournons à Sydney pour essayer de vendre notre voiture! Je dois admettre que je serai un peu triste de laisser partir Shocker. Je n’ai jamais passé autant de temps avec une auto. Chaque fois que nous la voyons stationnée dans la rue, nous poussons un soupir de soulagement et nous avons l’impression de retourner à la maison. C’est seulement une bagnole mate! Ouais, mais c’est MA bagnole.
Mais nous devons maintenant la vendre et Sydney semble être le meilleur endroit pour le faire, puisque c’est le principal port d’entrée d’Australie. Nous avons officiellement jusqu’au 24 juin pour nous en départir. À cause de la fête nationale des Québécois, vous direz? Non! Parce que nous avons déjà acheté nos billets d’avion pour la Nouvelle-Zélande à cette date! Assez de cette Île/Pays/Continent! Il est temps de voir de nouveaux horizons. En fait, avec toutes les montagnes là-bas, nous espérons ne voir AUCUN horizon. L’hiver n’est certainement pas la meilleure saison pour s’y rendre, mais que voulez-vous? Voilà notre destin cette année, d’aller audacieusement où les choses intéressantes se trouvent, et ce, toujours au pire des moments pour le faire.
Mais avant de partir, nous essayons de tirer le meilleur parti de ce que la ville que nous avons appris à aimer peut nous offrir. Par exemple, cela ne fait pas trois jours que nous sommes revenus et Melbourne nous a déjà fourni la possibilité de réaliser le rêve d’une vie. Nous pouvons dire fièrement que nous avons coché la case « Battre un record du monde Guinness » de notre liste d’activités à faire avant de mourir. Samedi dernier, nous avons joint 1 243 autres citoyens costumés en super-héros au Federation Square afin de réunir le plus grand nombre de gens au monde, dans un même endroit, déguisés comme leurs bienfaisants alter-ego. Ok, la plupart des participants étaient âgés entre 5 et 8 ans, mais cela ne rend pas l’exploit moins impressionnant. Prends ça Londres! Nous avons battu ta faible tentative de t’inscrire à l’histoire et t’avons détrôné par plus de 150 êtres masqués. Cela étant dit, porter des collants durant la dernière semaine de l’automne en ville n’est pas nécessairement la meilleure idée qui soit … En attendant de voir le court métrage documentant cet exploit, lisez ce que les journaux ont dit de cette incroyable journée. Et une fois cette tâche terminée, vous pouvez regarder notre TOUT NOUVEAU VIDÉO sur notre périple dans l’Outback! Nous avons entendu dire que vous aimiez ce genre de trucs.
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Thursday, June 3, 2010
Uluru, Ayers Rock, la grosse roche rouge par là-bas
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Nous sommes arrivés à La Roche après avoir parcouru plus de 1500 km dans l’Outback. Trois jours de route où l’immensité des lieux ne se décrit même pas et se photographie encore moins. Il y a de ces endroits où il faut tout simplement s’y rendre en personne pour comprendre comment ils sont vastes et démesurés. À part le Grand Nord canadien et la Sibérie, je ne crois pas qu’il y ait énormément d’autres lieux sur la planète si dépourvus d’êtres humains et de leurs constructions qu’ils chérissent tant. Je peux comprendre que ce genre de lieux peut paraitre loin d’être invitant pour plusieurs (un des rares endroits où la connexion cellulaire ne se rend pas! Oh non!), mais pour nous, c’est exactement ce que nous recherchions en Océanie.
Parcourir 1500 km dans le désert, ça donne beaucoup de temps pour penser. Penser à où vous êtes dans le monde, où vous êtes dans votre vie, quelle est votre place dans cette roue en perpétuel mouvement. Nous sommes donc arrivés à Uluru le cœur plein de la Romance aborigène. Celle où seuls les occupants originaux des Terres sacrées peuvent comprendre la délicate fibre qui unie chacune des pierres, chacun des buissons par le rythme répété des chants ancestraux. Nous nous étions informés à propos de la culture et de l’importance pour elle qu’aucune personne ne gravisse le monument sacré.
À notre arrivée au Parc National, nous apercevons une pancarte. Elle dit : Parc Ouvert, Escalade Ouverte. Humm, peut-être parlent-ils d’une autre montagne? Assurément, ils doivent interdire de gravir la butte à tous les visiteurs du parc? Nous continuons donc notre route vers le centre d’interprétation indigène. Là-bas, nous rencontrons deux anciens, bien défroqués. L’un d’eux nous raconte, évaché sur sa chaise en plastique, d’une voix monotone, mâchant tous ses mots, l’importance pour son peuple que personne n’escalade Uluru. Le serpent géant qui a créé ces lieux au début des temps en aurait interdit l’ascension. Lorsque vient le tour de sa compagne de nous éveiller avec ses illuminations aborigènes, personne ne peut la trouver. « She’s gone walkabout! » nous dit le gardien de parc, avec un sourire nerveux.
Nous passons donc la journée à faire une marche de 10 km tout autour de la base d’Ayers Rock. Nous pouvons l’observer sous tous ces angles, mais à certains endroits, nous y voyons des pancartes interdisant la photographie pour des raisons de sensibilité culturelle. En exemple, deux grosses roches ou le serpent magique d’antan aurait laissé ses œufs il y a des millénaires. Je peux bien comprendre l’impact physique de 10 000 visiteurs qui marchent sur un lieu sacré, mais ici, on parle de censure pure et simple.
Parcourir 10 km à pied dans le désert, ça donne beaucoup de temps pour penser. Penser à ses principes, à sa propre vision du monde. Ce premier réel contact avec les aborigènes en fut un de censure et de restrictions. Et pour quelle raison? Bonne question, car eux non plus ne semblent pas y avoir de réponse autre que « On a toujours fait ça ainsi, alors pourquoi changer de façon d’agir? »
Je suis donc revenu de cette marche avec l’intention bien réelle de gravir cette Roche le lendemain. Selon moi, une montagne est là pour être gravie. Et si cette ascension est faite avec respect, cela ne fait qu’augmenter la valeur spirituelle du lieu. Et de toute façon, je doute sérieusement que nous fassions face au courroux des anciens esprits aborigènes.
Nous arrivons donc le lendemain, fins prêt à gravir la Bête. La pancarte nous accueille à la réception. Elle dit : Parc Ouvert, Escalade Fermée pour cause de grands vents au sommet. Maudits esprits aborigènes entêtés…
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Nous sommes arrivés à La Roche après avoir parcouru plus de 1500 km dans l’Outback. Trois jours de route où l’immensité des lieux ne se décrit même pas et se photographie encore moins. Il y a de ces endroits où il faut tout simplement s’y rendre en personne pour comprendre comment ils sont vastes et démesurés. À part le Grand Nord canadien et la Sibérie, je ne crois pas qu’il y ait énormément d’autres lieux sur la planète si dépourvus d’êtres humains et de leurs constructions qu’ils chérissent tant. Je peux comprendre que ce genre de lieux peut paraitre loin d’être invitant pour plusieurs (un des rares endroits où la connexion cellulaire ne se rend pas! Oh non!), mais pour nous, c’est exactement ce que nous recherchions en Océanie.
Parcourir 1500 km dans le désert, ça donne beaucoup de temps pour penser. Penser à où vous êtes dans le monde, où vous êtes dans votre vie, quelle est votre place dans cette roue en perpétuel mouvement. Nous sommes donc arrivés à Uluru le cœur plein de la Romance aborigène. Celle où seuls les occupants originaux des Terres sacrées peuvent comprendre la délicate fibre qui unie chacune des pierres, chacun des buissons par le rythme répété des chants ancestraux. Nous nous étions informés à propos de la culture et de l’importance pour elle qu’aucune personne ne gravisse le monument sacré.
À notre arrivée au Parc National, nous apercevons une pancarte. Elle dit : Parc Ouvert, Escalade Ouverte. Humm, peut-être parlent-ils d’une autre montagne? Assurément, ils doivent interdire de gravir la butte à tous les visiteurs du parc? Nous continuons donc notre route vers le centre d’interprétation indigène. Là-bas, nous rencontrons deux anciens, bien défroqués. L’un d’eux nous raconte, évaché sur sa chaise en plastique, d’une voix monotone, mâchant tous ses mots, l’importance pour son peuple que personne n’escalade Uluru. Le serpent géant qui a créé ces lieux au début des temps en aurait interdit l’ascension. Lorsque vient le tour de sa compagne de nous éveiller avec ses illuminations aborigènes, personne ne peut la trouver. « She’s gone walkabout! » nous dit le gardien de parc, avec un sourire nerveux.
Nous passons donc la journée à faire une marche de 10 km tout autour de la base d’Ayers Rock. Nous pouvons l’observer sous tous ces angles, mais à certains endroits, nous y voyons des pancartes interdisant la photographie pour des raisons de sensibilité culturelle. En exemple, deux grosses roches ou le serpent magique d’antan aurait laissé ses œufs il y a des millénaires. Je peux bien comprendre l’impact physique de 10 000 visiteurs qui marchent sur un lieu sacré, mais ici, on parle de censure pure et simple.
Parcourir 10 km à pied dans le désert, ça donne beaucoup de temps pour penser. Penser à ses principes, à sa propre vision du monde. Ce premier réel contact avec les aborigènes en fut un de censure et de restrictions. Et pour quelle raison? Bonne question, car eux non plus ne semblent pas y avoir de réponse autre que « On a toujours fait ça ainsi, alors pourquoi changer de façon d’agir? »
Je suis donc revenu de cette marche avec l’intention bien réelle de gravir cette Roche le lendemain. Selon moi, une montagne est là pour être gravie. Et si cette ascension est faite avec respect, cela ne fait qu’augmenter la valeur spirituelle du lieu. Et de toute façon, je doute sérieusement que nous fassions face au courroux des anciens esprits aborigènes.
Nous arrivons donc le lendemain, fins prêt à gravir la Bête. La pancarte nous accueille à la réception. Elle dit : Parc Ouvert, Escalade Fermée pour cause de grands vents au sommet. Maudits esprits aborigènes entêtés…
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Sunday, May 23, 2010
Communiste!
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Nous vivons dans une société qui valorise les possessions matérielles et l’individualisme, forçant quiconque désire construire ou réparer quelque chose à acheter son propre marteau, tournevis, scie radiale... J’ai souvent parlé à mes amis du besoin d’une Coop d’atelier. Un endroit où il y aurait tous les outils dont on pourrait avoir besoin pour toutes sortes de projets, pouvant être utilisés par tous. Sérieusement, si vous n’êtes pas ébéniste à temps plein, combien de fois par mois avez-vous VRAIMENT besoin d’utiliser ce planeur? Est-ce qu’il valait vraiment son prix de 300$ si vous ne l’utilisez qu’une ou deux fois par année?
J’ai dû voyager jusqu’à l’autre bout de la planète, mais j’ai finalement trouvé ce que je cherchais depuis LONGTEMPS. CERES est un site d’enfouissement transformé en terrain de jeu biologique qui possède une de ces Coop à outils pour vélos! Si vous voulez seulement réparer les freins et les engrenages, vous pouvez vous débrouiller avec uniquement un tournevis et quelques clés Allen, mais si vous voulez pousser les réparations un peu plus loin, les vélos sont reconnus pour nécessiter des outils hautement spécialisés dédiés à la réparation d’une seule pièce bien spécifique et à rien d’autre.
À CERES, ils ont compris le besoin d’un tel atelier. Vous payez une adhésion annuelle pour la ridicule somme de 10 $ et vous avez un accès illimité à tous les outils, à condition qu’ils restent sur place. Et ce n’est pas tout, vous avez aussi accès au puits de connaissance que constituent les bénévoles qui sont sur place tous les weekends et qui sont avides de partager leur passion. À tel point que la règle principale est que les bénévoles ne doivent rien réparer. Toutefois, ils initieront toute personne désireuse d’apprendre à le faire elle-même. C’est un endroit incroyable pour ce faire.
Ils possèdent également une IMMENSE cour remplie de pièces de rechange qui proviennent de vélos donnés à divers degrés de délabrement. Vous avez besoin d’un nouveau dérailleur? Vous n’avez qu’à plonger dans la pile de pièces là-bas. La jante de roue de votre vélo est irréparable? Levez les yeux! La salle est un dôme géant constitué de roues de vélos! Vous n’avez qu’à vous approcher et à en attraper une! Si vous voulez, vous pouvez même vous construire un vélo complet à partir de zéro pour la somme ridicule d’environ 50 $. Tout ce dont vous avez besoin, c’est de la patience pour le construire vous-même, mais avec une telle aide autour de vous, vous seriez fou de laisser passer une telle chance d’apprendre.
Nous avons un besoin impératif de tels endroits, dans tous les domaines de la réparation. Chaque ville devrait avoir sa Coop de mécanique pour les réparations d’automobiles; chaque quartier a besoin d’un cabanon à outils avec deux ou trois tondeuses à gazon, taille-haies et échelles. Si nous centralisions nos ressources, nous n’aurions pas besoin d’avoir les outils en double ou en triple et nous n’aurions pas besoin de nous fier à des spécialistes surpayés qui nous demandent 100 $ pour un changement d’huile simplement parce qu’ils ont des outils et que nous n’en avons pas. Nous interviendrions plus dans la communauté, partagerions nos connaissances et serions plus proactif quand vient le temps d’entretenir et de réparer les quelques objets que nous posséderions en commun.
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Nous vivons dans une société qui valorise les possessions matérielles et l’individualisme, forçant quiconque désire construire ou réparer quelque chose à acheter son propre marteau, tournevis, scie radiale... J’ai souvent parlé à mes amis du besoin d’une Coop d’atelier. Un endroit où il y aurait tous les outils dont on pourrait avoir besoin pour toutes sortes de projets, pouvant être utilisés par tous. Sérieusement, si vous n’êtes pas ébéniste à temps plein, combien de fois par mois avez-vous VRAIMENT besoin d’utiliser ce planeur? Est-ce qu’il valait vraiment son prix de 300$ si vous ne l’utilisez qu’une ou deux fois par année?
J’ai dû voyager jusqu’à l’autre bout de la planète, mais j’ai finalement trouvé ce que je cherchais depuis LONGTEMPS. CERES est un site d’enfouissement transformé en terrain de jeu biologique qui possède une de ces Coop à outils pour vélos! Si vous voulez seulement réparer les freins et les engrenages, vous pouvez vous débrouiller avec uniquement un tournevis et quelques clés Allen, mais si vous voulez pousser les réparations un peu plus loin, les vélos sont reconnus pour nécessiter des outils hautement spécialisés dédiés à la réparation d’une seule pièce bien spécifique et à rien d’autre.
À CERES, ils ont compris le besoin d’un tel atelier. Vous payez une adhésion annuelle pour la ridicule somme de 10 $ et vous avez un accès illimité à tous les outils, à condition qu’ils restent sur place. Et ce n’est pas tout, vous avez aussi accès au puits de connaissance que constituent les bénévoles qui sont sur place tous les weekends et qui sont avides de partager leur passion. À tel point que la règle principale est que les bénévoles ne doivent rien réparer. Toutefois, ils initieront toute personne désireuse d’apprendre à le faire elle-même. C’est un endroit incroyable pour ce faire.
Ils possèdent également une IMMENSE cour remplie de pièces de rechange qui proviennent de vélos donnés à divers degrés de délabrement. Vous avez besoin d’un nouveau dérailleur? Vous n’avez qu’à plonger dans la pile de pièces là-bas. La jante de roue de votre vélo est irréparable? Levez les yeux! La salle est un dôme géant constitué de roues de vélos! Vous n’avez qu’à vous approcher et à en attraper une! Si vous voulez, vous pouvez même vous construire un vélo complet à partir de zéro pour la somme ridicule d’environ 50 $. Tout ce dont vous avez besoin, c’est de la patience pour le construire vous-même, mais avec une telle aide autour de vous, vous seriez fou de laisser passer une telle chance d’apprendre.
Nous avons un besoin impératif de tels endroits, dans tous les domaines de la réparation. Chaque ville devrait avoir sa Coop de mécanique pour les réparations d’automobiles; chaque quartier a besoin d’un cabanon à outils avec deux ou trois tondeuses à gazon, taille-haies et échelles. Si nous centralisions nos ressources, nous n’aurions pas besoin d’avoir les outils en double ou en triple et nous n’aurions pas besoin de nous fier à des spécialistes surpayés qui nous demandent 100 $ pour un changement d’huile simplement parce qu’ils ont des outils et que nous n’en avons pas. Nous interviendrions plus dans la communauté, partagerions nos connaissances et serions plus proactif quand vient le temps d’entretenir et de réparer les quelques objets que nous posséderions en commun.
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Monday, May 10, 2010
Legoland, Australia
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Melbourne, Melbourne, Melbourne… Quelle maitresse cruelle. Nous entretenons avec cette ville la même relation malsaine que celle entre une starlette pop et ses fans obsessifs. Nous voulons la voir, lui toucher, passer tout notre temps avec elle mais chacune des lettres écrites et signées avec une touche de parfum demeure sans réponse. C’est une chose de se faire rejeter publiquement, mais il en est toute autre de se faire ignorer totalement. Il arrive un moment où même le plus ardent des fans doit se rendre compte que cette relation n’ira pas nulle part, peu importe le nombre de missives écrites à partir de découpures de journaux il lui fera parvenir.
Ce que je ne comprends pas, c’est que nous sommes loin d’être incompétents, j’irais même jusqu’à dire que nous sommes particulièrement débrouillards… Regardez juste cette semaine, j’ai réparé trois portes différentes, un collier, un taille haie électrique et une laveuse. Avec autant de cordes à son arc, vous croiriez qu’une personne n’aurait aucun problème à se trouver de l’emploi. Mais cela fait maintenant six semaines que nous sommes ici et aucun travail rémunéré ne trouve son chemin jusqu’à nous. Nous sommes même allés jusqu’au point de recruter l’aide d’un agent de recherche d’emploi. Une personne dont la tâche première est d’appeler de potentiels employeurs, ventant nos prouesses et qualités en échange de 12 % de notre salaire futur si une connexion positive se fait. Résultat? Zip, Nada. Il paraîtrait que le marché est saturé de voyageurs cherchant du boulot.
Sans argent, on ne peut rester dans une ville où le loyer moyen tourne aux alentours de 200 $ par semaine pour une simple chambre. Nous prenons donc la décision de quitter Melbourne pour d’autres lieux, d’autres horizons. Mais avant de partir, nous profitons pleinement de la générosité d’une petite famille drôlement sympathique pour vivre Melbourne correctement avant de la quitter.
Cette famille décrite en quelques lignes : Rob aime les jeux de société. Particulièrement ceux dans lesquels il peut vous détruire. Il adore construire toutes sortes de trucs et affectionne particulièrement les LEGO qui se trouvent dans tous les recoins de la maison. Il façonne aussi lui-même ses propres figurines de Warhammer avec une finesse d’exécution qui envoie se rhabiller mes minables tentatives en plâtre faites lorsque j’étais en secondaire 5.
Colleen est une magnifique maman qui confectionne de fantastiques repas bios. Elle se balade avec ses rejetons dans un superbe vélo transporteur importé directement du Danemark et aime encourager les marchants locaux. Elle rayonne d’attention pour les autres allant jusqu’à se lever au plein milieu de la nuit pour s’assurer que de purs étrangers sont corrects s’ils toussent soudainement anormalement.
Les enfants sont des enfants. Calmes quelques instants, des tornades la minute suivante. Rarement ennuyant quand ils sont présents. Lizzie serait une mime née, si seulement elle pouvait arrêter de parler quelques secondes. Charlie est un aventurier qui affronte des zombies un jour et construit des forteresses en couvertures le suivant.
Avec 3,8 millions d’habitants à Melbourne, les probabilités que nous tombions sur un couple avec qui on s’entend si bien sont astronomiques. On se sent vraiment chez nous en habitant chez eux. Il nous est sérieusement difficile de croire qu’il y a à peine deux semaines, nous ne savions même pas qu’ils existaient.
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Melbourne, Melbourne, Melbourne… Quelle maitresse cruelle. Nous entretenons avec cette ville la même relation malsaine que celle entre une starlette pop et ses fans obsessifs. Nous voulons la voir, lui toucher, passer tout notre temps avec elle mais chacune des lettres écrites et signées avec une touche de parfum demeure sans réponse. C’est une chose de se faire rejeter publiquement, mais il en est toute autre de se faire ignorer totalement. Il arrive un moment où même le plus ardent des fans doit se rendre compte que cette relation n’ira pas nulle part, peu importe le nombre de missives écrites à partir de découpures de journaux il lui fera parvenir.
Ce que je ne comprends pas, c’est que nous sommes loin d’être incompétents, j’irais même jusqu’à dire que nous sommes particulièrement débrouillards… Regardez juste cette semaine, j’ai réparé trois portes différentes, un collier, un taille haie électrique et une laveuse. Avec autant de cordes à son arc, vous croiriez qu’une personne n’aurait aucun problème à se trouver de l’emploi. Mais cela fait maintenant six semaines que nous sommes ici et aucun travail rémunéré ne trouve son chemin jusqu’à nous. Nous sommes même allés jusqu’au point de recruter l’aide d’un agent de recherche d’emploi. Une personne dont la tâche première est d’appeler de potentiels employeurs, ventant nos prouesses et qualités en échange de 12 % de notre salaire futur si une connexion positive se fait. Résultat? Zip, Nada. Il paraîtrait que le marché est saturé de voyageurs cherchant du boulot.
Sans argent, on ne peut rester dans une ville où le loyer moyen tourne aux alentours de 200 $ par semaine pour une simple chambre. Nous prenons donc la décision de quitter Melbourne pour d’autres lieux, d’autres horizons. Mais avant de partir, nous profitons pleinement de la générosité d’une petite famille drôlement sympathique pour vivre Melbourne correctement avant de la quitter.
Cette famille décrite en quelques lignes : Rob aime les jeux de société. Particulièrement ceux dans lesquels il peut vous détruire. Il adore construire toutes sortes de trucs et affectionne particulièrement les LEGO qui se trouvent dans tous les recoins de la maison. Il façonne aussi lui-même ses propres figurines de Warhammer avec une finesse d’exécution qui envoie se rhabiller mes minables tentatives en plâtre faites lorsque j’étais en secondaire 5.
Colleen est une magnifique maman qui confectionne de fantastiques repas bios. Elle se balade avec ses rejetons dans un superbe vélo transporteur importé directement du Danemark et aime encourager les marchants locaux. Elle rayonne d’attention pour les autres allant jusqu’à se lever au plein milieu de la nuit pour s’assurer que de purs étrangers sont corrects s’ils toussent soudainement anormalement.
Les enfants sont des enfants. Calmes quelques instants, des tornades la minute suivante. Rarement ennuyant quand ils sont présents. Lizzie serait une mime née, si seulement elle pouvait arrêter de parler quelques secondes. Charlie est un aventurier qui affronte des zombies un jour et construit des forteresses en couvertures le suivant.
Avec 3,8 millions d’habitants à Melbourne, les probabilités que nous tombions sur un couple avec qui on s’entend si bien sont astronomiques. On se sent vraiment chez nous en habitant chez eux. Il nous est sérieusement difficile de croire qu’il y a à peine deux semaines, nous ne savions même pas qu’ils existaient.
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