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Melbourne, Melbourne, Melbourne… Quelle maitresse cruelle. Nous entretenons avec cette ville la même relation malsaine que celle entre une starlette pop et ses fans obsessifs. Nous voulons la voir, lui toucher, passer tout notre temps avec elle mais chacune des lettres écrites et signées avec une touche de parfum demeure sans réponse. C’est une chose de se faire rejeter publiquement, mais il en est toute autre de se faire ignorer totalement. Il arrive un moment où même le plus ardent des fans doit se rendre compte que cette relation n’ira pas nulle part, peu importe le nombre de missives écrites à partir de découpures de journaux il lui fera parvenir.
Ce que je ne comprends pas, c’est que nous sommes loin d’être incompétents, j’irais même jusqu’à dire que nous sommes particulièrement débrouillards… Regardez juste cette semaine, j’ai réparé trois portes différentes, un collier, un taille haie électrique et une laveuse. Avec autant de cordes à son arc, vous croiriez qu’une personne n’aurait aucun problème à se trouver de l’emploi. Mais cela fait maintenant six semaines que nous sommes ici et aucun travail rémunéré ne trouve son chemin jusqu’à nous. Nous sommes même allés jusqu’au point de recruter l’aide d’un agent de recherche d’emploi. Une personne dont la tâche première est d’appeler de potentiels employeurs, ventant nos prouesses et qualités en échange de 12 % de notre salaire futur si une connexion positive se fait. Résultat? Zip, Nada. Il paraîtrait que le marché est saturé de voyageurs cherchant du boulot.
Sans argent, on ne peut rester dans une ville où le loyer moyen tourne aux alentours de 200 $ par semaine pour une simple chambre. Nous prenons donc la décision de quitter Melbourne pour d’autres lieux, d’autres horizons. Mais avant de partir, nous profitons pleinement de la générosité d’une petite famille drôlement sympathique pour vivre Melbourne correctement avant de la quitter.
Cette famille décrite en quelques lignes : Rob aime les jeux de société. Particulièrement ceux dans lesquels il peut vous détruire. Il adore construire toutes sortes de trucs et affectionne particulièrement les LEGO qui se trouvent dans tous les recoins de la maison. Il façonne aussi lui-même ses propres figurines de Warhammer avec une finesse d’exécution qui envoie se rhabiller mes minables tentatives en plâtre faites lorsque j’étais en secondaire 5.
Colleen est une magnifique maman qui confectionne de fantastiques repas bios. Elle se balade avec ses rejetons dans un superbe vélo transporteur importé directement du Danemark et aime encourager les marchants locaux. Elle rayonne d’attention pour les autres allant jusqu’à se lever au plein milieu de la nuit pour s’assurer que de purs étrangers sont corrects s’ils toussent soudainement anormalement.
Les enfants sont des enfants. Calmes quelques instants, des tornades la minute suivante. Rarement ennuyant quand ils sont présents. Lizzie serait une mime née, si seulement elle pouvait arrêter de parler quelques secondes. Charlie est un aventurier qui affronte des zombies un jour et construit des forteresses en couvertures le suivant.
Avec 3,8 millions d’habitants à Melbourne, les probabilités que nous tombions sur un couple avec qui on s’entend si bien sont astronomiques. On se sent vraiment chez nous en habitant chez eux. Il nous est sérieusement difficile de croire qu’il y a à peine deux semaines, nous ne savions même pas qu’ils existaient.
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Monday, May 10, 2010
Monday, April 26, 2010
STELLA!!!
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Je crois que nous serions très bien à la Nouvelle-Orléans. Remarquez, il n’y a pas vraiment de tramway nommé Désir par ici, mais les trams sont le principal moyen de transport dans Melbourne. Et tout comme Blanche Dubois, nous aussi dépendons toujours de la bienveillance d’étrangers. Je peux vous le dire tout de suite, nous nous sentons très choyés par les rencontres fortuites que nous avons faites récemment.
Puisque dormir sur des bancs de parc ne correspondait pas à notre niveau de vie habituel, nous avons finalement accepté la généreuse invitation de Katie, la sœur de Cécilia, d’aller vivre avec elle et sa petite famille au septième étage d’une tour urbaine surplombant le zoo de Melbourne. Nous la connaissions à peine il y a deux jours, et maintenant, nous partageons notre espace vital avec ses enfants de dix mois, leur apprenant des mots à la mode en Portugais et leur montrant que des poisons rouges et des bols de prière tibétains pouvaient être une excellente source de plaisir.
Cette semaine, nous avons trouvé notre rythme urbain et nous sommes FINALEMENT allés voir l’exposition de Ron Mueck au NGV. Il y a quelques années, quand nous étions à Édimbourg, nous l’avions manqué, préférant assister à un événement gratuit à la place. Depuis, nous avions cette pointe de regret d’avoir manqué une si magnifique occasion pour quelques dollars. Cette fois, l’exposition étant présentée dans la ville natale de Mueck, et comme il s’agissait d’un événement spécial avec musiciens et tout, nous ne pouvions pas la manquer. Ça valait vraiment le coup de voir le travail d’un sculpteur de génie et de l’interprète vocal original de Ludo dans Labyrinthe.
Comme je le mentionnais un peu plus tôt, les trams sont le principal moyen de transport dans Melbourne. Ils sont en abondance, rapides et plutôt bon marché. En fait, ils sont tellement bon marché que vous n’avez même pas besoin de payer pour les utiliser. J’ignore qui a eu la brillante idée du mode de paiement qui, selon moi, était destiné à être un échec total. Vous montez à bord, vous vous rendez jusqu’à une petite machine et vous déposez l’argent en échange d’un billet. Ce billet n’a aucune utilité. Vous n’avez qu’à le garder comme preuve de paiement de votre passage. Mais, demanderez-vous, une preuve de passage à présenter à qui? Le conducteur du tram s’en fout, les autres passagers s’en foutent également. En fait, 90% du temps, TOUT LE MONDE s’en fout si vous payez ou non. Une fois de temps à autre, environ une fois par mois, des officiers de style commando prennent le tramway d’assaut pour une inspection surprise et donnent des contraventions à ceux qui n’ont pas payé pour leur passage à ce moment-là; contraventions qui peuvent facilement être évitées en parlant un anglais boiteux, criblé de québécois et en feignant l’ignorance des lois locales. Pas que nous l’ayons fait … officiellement…
Et comme preuve additionnelle que nous pouvons toujours compter sur la bienveillance des étrangers, nous venons juste d’être invités dans la maison d’une autre petite famille qui veut bien nous héberger par pure bonté d’âme. Une rencontre fortuite à un événement local qui se transforme en une autre aventure. Magique.
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Je crois que nous serions très bien à la Nouvelle-Orléans. Remarquez, il n’y a pas vraiment de tramway nommé Désir par ici, mais les trams sont le principal moyen de transport dans Melbourne. Et tout comme Blanche Dubois, nous aussi dépendons toujours de la bienveillance d’étrangers. Je peux vous le dire tout de suite, nous nous sentons très choyés par les rencontres fortuites que nous avons faites récemment.
Puisque dormir sur des bancs de parc ne correspondait pas à notre niveau de vie habituel, nous avons finalement accepté la généreuse invitation de Katie, la sœur de Cécilia, d’aller vivre avec elle et sa petite famille au septième étage d’une tour urbaine surplombant le zoo de Melbourne. Nous la connaissions à peine il y a deux jours, et maintenant, nous partageons notre espace vital avec ses enfants de dix mois, leur apprenant des mots à la mode en Portugais et leur montrant que des poisons rouges et des bols de prière tibétains pouvaient être une excellente source de plaisir.
Cette semaine, nous avons trouvé notre rythme urbain et nous sommes FINALEMENT allés voir l’exposition de Ron Mueck au NGV. Il y a quelques années, quand nous étions à Édimbourg, nous l’avions manqué, préférant assister à un événement gratuit à la place. Depuis, nous avions cette pointe de regret d’avoir manqué une si magnifique occasion pour quelques dollars. Cette fois, l’exposition étant présentée dans la ville natale de Mueck, et comme il s’agissait d’un événement spécial avec musiciens et tout, nous ne pouvions pas la manquer. Ça valait vraiment le coup de voir le travail d’un sculpteur de génie et de l’interprète vocal original de Ludo dans Labyrinthe.
Comme je le mentionnais un peu plus tôt, les trams sont le principal moyen de transport dans Melbourne. Ils sont en abondance, rapides et plutôt bon marché. En fait, ils sont tellement bon marché que vous n’avez même pas besoin de payer pour les utiliser. J’ignore qui a eu la brillante idée du mode de paiement qui, selon moi, était destiné à être un échec total. Vous montez à bord, vous vous rendez jusqu’à une petite machine et vous déposez l’argent en échange d’un billet. Ce billet n’a aucune utilité. Vous n’avez qu’à le garder comme preuve de paiement de votre passage. Mais, demanderez-vous, une preuve de passage à présenter à qui? Le conducteur du tram s’en fout, les autres passagers s’en foutent également. En fait, 90% du temps, TOUT LE MONDE s’en fout si vous payez ou non. Une fois de temps à autre, environ une fois par mois, des officiers de style commando prennent le tramway d’assaut pour une inspection surprise et donnent des contraventions à ceux qui n’ont pas payé pour leur passage à ce moment-là; contraventions qui peuvent facilement être évitées en parlant un anglais boiteux, criblé de québécois et en feignant l’ignorance des lois locales. Pas que nous l’ayons fait … officiellement…
Et comme preuve additionnelle que nous pouvons toujours compter sur la bienveillance des étrangers, nous venons juste d’être invités dans la maison d’une autre petite famille qui veut bien nous héberger par pure bonté d’âme. Une rencontre fortuite à un événement local qui se transforme en une autre aventure. Magique.
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Monday, April 19, 2010
Ah ouais! En passant, on déménage!
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Ceci est donc notre dernière semaine chez Cécilia. Elle déménage au Japon dans deux jours et nous voilà donc obligés de prendre comme résidence permanente une boite en carton sous un viaduc. Du moins, c’est où ça s’enligne le plus probablement dans un futur rapproché. Voyez-vous, comme une simple suggestion de commencer à faire des boites deux semaines à l’avance fut écartée d’une main ornée de dentelle rose au profit de séances de photos et de design intérieur, nous passons maintenant jours et nuits à aider à déménager, nous laissant peu ou pratiquement pas de temps pour notre propre recherche d’un endroit où habiter une fois ce séjour terminé. Mais bon, on en a vu des pires… Mais pas souvent.
La maison de Cécilia est remplie de deux choses bien distinctes : des boîtes, et des Japonaises. Pour ces dernières, la célébration Pascale en est une particulièrement étrange. Elles ne semblent pas comprendre le lien subtil entre Jésus, notre Sauveur, et un lapin géant qui cache des œufs en chocolat au bonheur des enfants. Il nous fut donc un plaisir immense de les éclairer sur le sujet, paraphrasant à plusieurs reprises les différentes évangiles. Avec un peu de chance, le Seigneur viendra subitement de gagner deux nouvelles guerrières nipponnes dans sa croisade contre l’humanité. Il est intéressant de noter qu’en Australie, tous les œufs de poule sont bruns, ce qui limite grandement la possibilité d’ornementation des œufs de Pâques (ou comment nous les avons appelés lors de la séance d’information : grenades chrétiennes)
Cette proximité avec l’Orient m’a fait réaliser quelque chose d’intéressant, du moins, à mes yeux. Il semblerait que le teint plus, disons-le, jaunâtre des asiatiques semblerait confondre la fonction « Auto-White Balance » de ma caméra. Lorsque qu’elles sont présentes dans une composition, toutes les couleurs semblent fausses et requièrent beaucoup plus d’ajustement en postproduction. À croire que le logiciel de reconnaissance chromatique diffèrerait entre l’Amérique du Nord et le pays du Soleil-Levant. Étrange. Mais compréhensible à un certain degré… Mais surtout étrange.
J’espérais terriblement pouvoir vous annoncer cette semaine que nous avions réussi à organiser un souper avec le célèbre Pauly Shore qui est en ville pour une tournée humoristique de quelques jours. J’ai le regret de vous annoncer qu’il n’a pas répondu à mes multiples courriels et qu’il préfère la sécurité d’une chambre d’hôtel sombre et humide à notre chaleureuse compagnie. Nous avons donc dû nous rabattre sur la présence d’Elliot Goblet, un humoriste de renommée nationale avec qui partager notre dîner. Nous parlons ici d’une personne possédant un humour totalement absurde et qui est vraiment un chic type en général. Regardez ces enregistrements aux aspects vieillots et faites-vous votre propre opinion sur le sujet, tant qu’elle ne diffère pas de la nôtre. Sinon allez la faire ailleurs. De cette rencontre, Stéphanie en est ressortie grayée de nouveaux bas à l’effigie de l’humoriste. Qui ici peut en dire autant?
Oh, et en passant, BONNE FÊTE FRANÇOIS! On n’a 50 ans que juste une fois! (si on en croit ce que Krishna veut nous faire croire... Euh non, au fait c’est l’inverse.)
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Ceci est donc notre dernière semaine chez Cécilia. Elle déménage au Japon dans deux jours et nous voilà donc obligés de prendre comme résidence permanente une boite en carton sous un viaduc. Du moins, c’est où ça s’enligne le plus probablement dans un futur rapproché. Voyez-vous, comme une simple suggestion de commencer à faire des boites deux semaines à l’avance fut écartée d’une main ornée de dentelle rose au profit de séances de photos et de design intérieur, nous passons maintenant jours et nuits à aider à déménager, nous laissant peu ou pratiquement pas de temps pour notre propre recherche d’un endroit où habiter une fois ce séjour terminé. Mais bon, on en a vu des pires… Mais pas souvent.
La maison de Cécilia est remplie de deux choses bien distinctes : des boîtes, et des Japonaises. Pour ces dernières, la célébration Pascale en est une particulièrement étrange. Elles ne semblent pas comprendre le lien subtil entre Jésus, notre Sauveur, et un lapin géant qui cache des œufs en chocolat au bonheur des enfants. Il nous fut donc un plaisir immense de les éclairer sur le sujet, paraphrasant à plusieurs reprises les différentes évangiles. Avec un peu de chance, le Seigneur viendra subitement de gagner deux nouvelles guerrières nipponnes dans sa croisade contre l’humanité. Il est intéressant de noter qu’en Australie, tous les œufs de poule sont bruns, ce qui limite grandement la possibilité d’ornementation des œufs de Pâques (ou comment nous les avons appelés lors de la séance d’information : grenades chrétiennes)
Cette proximité avec l’Orient m’a fait réaliser quelque chose d’intéressant, du moins, à mes yeux. Il semblerait que le teint plus, disons-le, jaunâtre des asiatiques semblerait confondre la fonction « Auto-White Balance » de ma caméra. Lorsque qu’elles sont présentes dans une composition, toutes les couleurs semblent fausses et requièrent beaucoup plus d’ajustement en postproduction. À croire que le logiciel de reconnaissance chromatique diffèrerait entre l’Amérique du Nord et le pays du Soleil-Levant. Étrange. Mais compréhensible à un certain degré… Mais surtout étrange.
J’espérais terriblement pouvoir vous annoncer cette semaine que nous avions réussi à organiser un souper avec le célèbre Pauly Shore qui est en ville pour une tournée humoristique de quelques jours. J’ai le regret de vous annoncer qu’il n’a pas répondu à mes multiples courriels et qu’il préfère la sécurité d’une chambre d’hôtel sombre et humide à notre chaleureuse compagnie. Nous avons donc dû nous rabattre sur la présence d’Elliot Goblet, un humoriste de renommée nationale avec qui partager notre dîner. Nous parlons ici d’une personne possédant un humour totalement absurde et qui est vraiment un chic type en général. Regardez ces enregistrements aux aspects vieillots et faites-vous votre propre opinion sur le sujet, tant qu’elle ne diffère pas de la nôtre. Sinon allez la faire ailleurs. De cette rencontre, Stéphanie en est ressortie grayée de nouveaux bas à l’effigie de l’humoriste. Qui ici peut en dire autant?
Oh, et en passant, BONNE FÊTE FRANÇOIS! On n’a 50 ans que juste une fois! (si on en croit ce que Krishna veut nous faire croire... Euh non, au fait c’est l’inverse.)
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Monday, April 5, 2010
Melbourne dans la voie rapide
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Eh bien, c’était toute une transition. Après des mois et des mois de vie au mode ralenti, il semble que notre routine quotidienne est subitement passée en grande vitesse. C’est étonnant comment l’être humain peut s’adapter aussi rapidement. Sept jours plus tard, et il semble que nous avons toujours été aussi occupés.
Alors, en une semaine (seulement une semaine!), voici ce que nous avons vécu :
Nous avons déniché une maison vraiment super pour y habiter pendant notre premier mois ici. Nous aidons une merveilleuse professeure de permaculture à faire le tri dans sa vie avant son grand déménagement au Japon dans trois semaines. En échange, nous avons un bon lit au grenier, de la nourriture absolument délicieuse, des leçons gratuites de Japonais et une très bonne amie. Oh et la maison semble être la plaque tournante de la circulation féline du quartier Nord de Melbourne. Il y a toujours un nouveau chat à flatter!
Par l’intermédiaire de Cecilia, nous avons eu la chance de souper avec Edward de Bono, Ph. D. en créativité, millionnaire collectionneur d’îles perdues et concepteur de l’expression « pensée latérale ». Quoi que ça puisse être impressionnant pour plusieurs, pour nous, après notre brève rencontre, il demeurera un vieux bonhomme qui préfère la compagnie de jeunes femmes et qui aime les jeux de mots pour lesquels il manque étonnamment de créativité. Chic type, malgré tout.
Nous avons appris qu’à Melbourne, il est pratique courante de louer des meubles pour 400 $ la semaine. Calculez comme vous voulez, mais au bout de six mois, ça revient à 10 000 $. Nous songeons sérieusement à acheter un paquet de sofas pour ensuite les louer et vivre comme des rois sans jamais avoir à travailler.
Nous vivons avec cette merveilleuse Japonaise qui nous enseigne de nouveaux mots et de nouvelles expressions nippones tous les soirs. Elle nous enseigne également des coutumes traditionnelles japonaises comme la calligraphie et quels mets ne pas commander sur les menus du Chinatown. Elle ne fait rien toutefois, pour nous débarrasser des préjugés que nous pouvons avoir à propos des Japonais, allant jusqu’à prendre une photo d’une photo au lieu de nous demander de la lui envoyer par courriel en format .jpeg. Mais, c’est pourquoi nous l’aimons tant.
Comme nous avons finalement une connexion Internet décente et constante, nous nous sommes perdus dans Google street view, à regarder les endroits où Tamami demeure et travaille dans Tokyo et à lui montrer les merveilleuses murales de Sherbrooke. À notre étonnement, quand nous lui avons montré où je travaillais dans le centre-ville, nous avons vu Francis, Raphaël et Dominic, trois de mes confrères de travail qui prenaient une pause à l’extérieur pendant que la camionnette de Google prenait ces photos. Retournez travailler, bande de fainéants! Vous n’êtes pas payés pour rester assis à ne rien faire au soleil!
Nous avons aussi rencontré cette hippie qui nous suggérait de faire comme elle et de nous trouver une belle maison pour y vivre dans la banlieue. Et par belle maison, elle voulait parler de maison de riches hommes d’affaires qui n’y vivent pas et où nous n’avions qu’à croiser quelques fils pour avoir accès à l’électricité, au gaz et au téléphone gratuitement. Elle demeure au même endroit comme ça depuis deux ans. Son conseil : vivre confortablement, mais toujours être prêt à nous sauver comme des diables si les policiers finissent par débarquer.
Alors, tout ça en juste une semaine. Pas étonnant que nous soyons un peu fatigués ces jours-ci. Mais c’est un changement de rythme qui est le bienvenu et Melbourne est vraiment une ville magnifique. Je crois que nous n’aurons aucun mal à nous y adapter.
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Eh bien, c’était toute une transition. Après des mois et des mois de vie au mode ralenti, il semble que notre routine quotidienne est subitement passée en grande vitesse. C’est étonnant comment l’être humain peut s’adapter aussi rapidement. Sept jours plus tard, et il semble que nous avons toujours été aussi occupés.
Alors, en une semaine (seulement une semaine!), voici ce que nous avons vécu :
Nous avons déniché une maison vraiment super pour y habiter pendant notre premier mois ici. Nous aidons une merveilleuse professeure de permaculture à faire le tri dans sa vie avant son grand déménagement au Japon dans trois semaines. En échange, nous avons un bon lit au grenier, de la nourriture absolument délicieuse, des leçons gratuites de Japonais et une très bonne amie. Oh et la maison semble être la plaque tournante de la circulation féline du quartier Nord de Melbourne. Il y a toujours un nouveau chat à flatter!
Par l’intermédiaire de Cecilia, nous avons eu la chance de souper avec Edward de Bono, Ph. D. en créativité, millionnaire collectionneur d’îles perdues et concepteur de l’expression « pensée latérale ». Quoi que ça puisse être impressionnant pour plusieurs, pour nous, après notre brève rencontre, il demeurera un vieux bonhomme qui préfère la compagnie de jeunes femmes et qui aime les jeux de mots pour lesquels il manque étonnamment de créativité. Chic type, malgré tout.
Nous avons appris qu’à Melbourne, il est pratique courante de louer des meubles pour 400 $ la semaine. Calculez comme vous voulez, mais au bout de six mois, ça revient à 10 000 $. Nous songeons sérieusement à acheter un paquet de sofas pour ensuite les louer et vivre comme des rois sans jamais avoir à travailler.
Nous vivons avec cette merveilleuse Japonaise qui nous enseigne de nouveaux mots et de nouvelles expressions nippones tous les soirs. Elle nous enseigne également des coutumes traditionnelles japonaises comme la calligraphie et quels mets ne pas commander sur les menus du Chinatown. Elle ne fait rien toutefois, pour nous débarrasser des préjugés que nous pouvons avoir à propos des Japonais, allant jusqu’à prendre une photo d’une photo au lieu de nous demander de la lui envoyer par courriel en format .jpeg. Mais, c’est pourquoi nous l’aimons tant.
Comme nous avons finalement une connexion Internet décente et constante, nous nous sommes perdus dans Google street view, à regarder les endroits où Tamami demeure et travaille dans Tokyo et à lui montrer les merveilleuses murales de Sherbrooke. À notre étonnement, quand nous lui avons montré où je travaillais dans le centre-ville, nous avons vu Francis, Raphaël et Dominic, trois de mes confrères de travail qui prenaient une pause à l’extérieur pendant que la camionnette de Google prenait ces photos. Retournez travailler, bande de fainéants! Vous n’êtes pas payés pour rester assis à ne rien faire au soleil!
Nous avons aussi rencontré cette hippie qui nous suggérait de faire comme elle et de nous trouver une belle maison pour y vivre dans la banlieue. Et par belle maison, elle voulait parler de maison de riches hommes d’affaires qui n’y vivent pas et où nous n’avions qu’à croiser quelques fils pour avoir accès à l’électricité, au gaz et au téléphone gratuitement. Elle demeure au même endroit comme ça depuis deux ans. Son conseil : vivre confortablement, mais toujours être prêt à nous sauver comme des diables si les policiers finissent par débarquer.
Alors, tout ça en juste une semaine. Pas étonnant que nous soyons un peu fatigués ces jours-ci. Mais c’est un changement de rythme qui est le bienvenu et Melbourne est vraiment une ville magnifique. Je crois que nous n’aurons aucun mal à nous y adapter.
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Tuesday, March 30, 2010
Sur la route de Melbourne
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Pour tous ceux qui s’inquiètent, voici donc une mise à jour du dossier : Bâton au Visage. La douleur n’est plus présente, je n’ai plus d’étourdissements et j’ai malheureusement perdu toutes les belles couleurs qui ornaient mon visage. Tout va beaucoup mieux. Encore plus, il paraitrait que ce judicieux coup en pleine figure aurait réussi où des années de visites chez des chiropraticiens, massothérapeutes, acuponcteurs et autres charlatans ont échoué : cela fait une semaine que je n’ai plus aucune douleur au cou! Un mal chronique vieux de plus de sept ans qui viendrait apparemment de s’envoler, avec un seul coup de bâton magique. Ça sera au moins ça.
Depuis une semaine, nous avons véritablement quitté le Bush australien. En 17 jours, nous avons parcouru les 3 000 km qui séparent Townsville de Melbourne. Environ 250 km par jour pendant presque deux semaines et nous avons pris le loisir d’étirer les derniers 100 km sur cinq jours pour aller visiter la péninsule touristique de Mornington avant de rentrer en ville.
Pour célébrer ce parcours (et parce qu’on n’arrête pas de se faire harceler qu’on veut nous voir la face plus souvent), nous avons décidé de filmer notre périple durant ces trois semaines. Il y a quelques jours, question de « hyper » notre production, nous vous avons invités à visionner la bande-annonce (qui est en fait du matériel que nous avions créé, mais qui ne semblait pas trouver sa place au montage) de notre dernier court métrage. Nous vous présentons aujourd’hui le produit final, dont le résultat en est un particulièrement décousu. Le but n’était pas de raconter une histoire, mais de donner une idée du paysage en constant flux et du train de vie qu’on peut mener lorsqu’on parcourt 250 km par jour, tous les jours. J’espère que vous allez apprécier, même si c’est terriblement différent de la bande-annonce.
Nous sommes donc enfin arrivés à destination. Du moins, UNE destination. Nous avons trouvé une superbe hôtesse pour nous accueillir lors de notre premier mois ici. Un peu de travail en échange de trois repas extrêmement délicieux et d’un logis merveilleux dans la ville la plus dispendieuse de toute Victoria. Plusieurs échanges merveilleux de connaissances, des trucs à apprendre tous les jours et une maison des plus japonaises dans laquelle passer nos premiers temps à Melbourne. Nous en reparlerons lorsque nous aurons passé un peu plus de temps ici.
Notre première impression de Melbourne? Une ville vraiment « trendy », super culturelle, vraiment musicale et vivante. Ici, c’est l’hyperspécialisation qui assure la survie des marchands. C’est certain que nous partons de loin vous me direz... Nous sommes encore dans l’état d’esprit où un club vidéo peut et DOIT vendre des micro-ondes et des crocks-pots pour survivre. Ici, il y a des boutiques qui se consacrent entièrement aux collectionneurs de poupées russes, d’autres ne tiennent uniquement que des centaines de sortes différentes de cire à soulier. Je suis donc heureux de vous annoncer que nous pouvons enfin arrêter d’aller au bureau de poste pour nous procurer du lait condensé.
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Pour tous ceux qui s’inquiètent, voici donc une mise à jour du dossier : Bâton au Visage. La douleur n’est plus présente, je n’ai plus d’étourdissements et j’ai malheureusement perdu toutes les belles couleurs qui ornaient mon visage. Tout va beaucoup mieux. Encore plus, il paraitrait que ce judicieux coup en pleine figure aurait réussi où des années de visites chez des chiropraticiens, massothérapeutes, acuponcteurs et autres charlatans ont échoué : cela fait une semaine que je n’ai plus aucune douleur au cou! Un mal chronique vieux de plus de sept ans qui viendrait apparemment de s’envoler, avec un seul coup de bâton magique. Ça sera au moins ça.
Depuis une semaine, nous avons véritablement quitté le Bush australien. En 17 jours, nous avons parcouru les 3 000 km qui séparent Townsville de Melbourne. Environ 250 km par jour pendant presque deux semaines et nous avons pris le loisir d’étirer les derniers 100 km sur cinq jours pour aller visiter la péninsule touristique de Mornington avant de rentrer en ville.
Pour célébrer ce parcours (et parce qu’on n’arrête pas de se faire harceler qu’on veut nous voir la face plus souvent), nous avons décidé de filmer notre périple durant ces trois semaines. Il y a quelques jours, question de « hyper » notre production, nous vous avons invités à visionner la bande-annonce (qui est en fait du matériel que nous avions créé, mais qui ne semblait pas trouver sa place au montage) de notre dernier court métrage. Nous vous présentons aujourd’hui le produit final, dont le résultat en est un particulièrement décousu. Le but n’était pas de raconter une histoire, mais de donner une idée du paysage en constant flux et du train de vie qu’on peut mener lorsqu’on parcourt 250 km par jour, tous les jours. J’espère que vous allez apprécier, même si c’est terriblement différent de la bande-annonce.
Nous sommes donc enfin arrivés à destination. Du moins, UNE destination. Nous avons trouvé une superbe hôtesse pour nous accueillir lors de notre premier mois ici. Un peu de travail en échange de trois repas extrêmement délicieux et d’un logis merveilleux dans la ville la plus dispendieuse de toute Victoria. Plusieurs échanges merveilleux de connaissances, des trucs à apprendre tous les jours et une maison des plus japonaises dans laquelle passer nos premiers temps à Melbourne. Nous en reparlerons lorsque nous aurons passé un peu plus de temps ici.
Notre première impression de Melbourne? Une ville vraiment « trendy », super culturelle, vraiment musicale et vivante. Ici, c’est l’hyperspécialisation qui assure la survie des marchands. C’est certain que nous partons de loin vous me direz... Nous sommes encore dans l’état d’esprit où un club vidéo peut et DOIT vendre des micro-ondes et des crocks-pots pour survivre. Ici, il y a des boutiques qui se consacrent entièrement aux collectionneurs de poupées russes, d’autres ne tiennent uniquement que des centaines de sortes différentes de cire à soulier. Je suis donc heureux de vous annoncer que nous pouvons enfin arrêter d’aller au bureau de poste pour nous procurer du lait condensé.
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Tuesday, March 23, 2010
Mon maquillage égyptien semi-permanent
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Après avoir parcouru 2 500km dans les terres stériles de l’Australie pendant ces dix derniers jours, nous sommes finalement arrivés sains et saufs et avons trouvé des traces de civilisation, à environ 300 km de Melbourne. Nous nous attendions à y voir des choses familières. Des centres commerciaux avec des boutiques à la mode, des restaurants qui servent autre chose que des saucisses grillées, des feux de circulation … Une chose à laquelle je ne m’attendais PAS, toutefois, c’est d’être frappé en pleine figure avec un bâton par un stupide ado enragé.
C’était un dimanche après-midi ordinaire dans le parc : des familles qui pique-niquaient, des jeunes qui pratiquaient de nouveaux mouvements au skatepark, le soleil qui brillait et tout le monde qui s’amusait; le genre de moment qui ferait une carte postale parfaite si seulement on y ajoutait les mots « Shepparton, Capitale du lait du Victoria » au bas. Au moins, ça l’aurait été jusqu’à ce qu’un groupe de jeunes punks arrivent sur leurs petits scooters.
D’après ce que nous ont appris d’autres jeunes après coup, ces gars sont toujours là, à terroriser tous et chacun à tout moment. Ce jour-là, il semble que la situation en était simplement une de « mauvais endroit au mauvais moment ». Des insultes ont été lancées, puis des roches et pendant la fraction de seconde où je me suis détourné pour m’assurer que Steph était OK, un bâton de 2 pieds de long, 3 pouces de large m’a été balancé et cassé en pleine figure.
Par contre, c’était une journée ensoleillée et Shepparton est vraiment une belle ville. Il y a des douzaines de vaches peintes un peu partout, œuvres de talentueux artistes locaux. Plusieurs personnes amicales se promènent à pied ou à vélo. Deux cyclistes (qui s’appelaient tous deux Matt – ça aide à s’en rappeler quand la tête vous élance et que votre vision est encore brouillée) se sont arrêtés pour nous venir en aide.
(Un des) Matt avait un téléphone portable et a gentiment appelé la police pendant que l’autre m’offrait sa bouteille d’eau, ce qui était vraiment gentil, parce qu’il était en plein exercice d’entraînement de vélo et en aurait sûrement eu besoin.
Les officiers de police du Victoria sont arrivés rapidement et ont semblé captivés par la poursuite des truands sur mini scooters qu’ils ont lancée sur les pelouses du parc. Des arrestations s’en sont suivies, des dépositions ont été prises et Stéphanie s’est amusée à prendre en photo ma figure enflée pendant que je savourais un beigne gratuit.
Je suppose que ce sont des choses qui arrivent… Durant ce voyage intercontinental, nous rencontrons des centaines de gens quotidiennement, ils sont presque tous très gentils, et la plupart d’entre eux ne penseraient même pas à vous casser de bâtons dans la figure. Prenez par exemple Peter et Diane que nous avons rencontrés à Kumbia. Ils sont heureux de traverser l’Australie dans leur motorisé, à la recherche de poisons d’eau douce dont ils font des photos embrouillées à travers l’eau. Il y a aussi Bruce, Paul et Eric, un groupe de vieux amis qui, chaque année, couvrent 1 500 km dans une vieille caravane que Bruce à bricolée lui-même, tractée par une camionnette Chevy de 1949, juste pour voir une exposition de vieilles autos dans le Sud du Queensland et pour s’éloigner de leurs femmes pendant une semaine.
Les voyages sont tissés d’aventures. La plupart sont bonnes, certaines sont mauvaises et d’autres sont ... Meh… Je pense qu’il faut mettre Shepparton dans la catégorie des « Meh ».
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Après avoir parcouru 2 500km dans les terres stériles de l’Australie pendant ces dix derniers jours, nous sommes finalement arrivés sains et saufs et avons trouvé des traces de civilisation, à environ 300 km de Melbourne. Nous nous attendions à y voir des choses familières. Des centres commerciaux avec des boutiques à la mode, des restaurants qui servent autre chose que des saucisses grillées, des feux de circulation … Une chose à laquelle je ne m’attendais PAS, toutefois, c’est d’être frappé en pleine figure avec un bâton par un stupide ado enragé.
C’était un dimanche après-midi ordinaire dans le parc : des familles qui pique-niquaient, des jeunes qui pratiquaient de nouveaux mouvements au skatepark, le soleil qui brillait et tout le monde qui s’amusait; le genre de moment qui ferait une carte postale parfaite si seulement on y ajoutait les mots « Shepparton, Capitale du lait du Victoria » au bas. Au moins, ça l’aurait été jusqu’à ce qu’un groupe de jeunes punks arrivent sur leurs petits scooters.
D’après ce que nous ont appris d’autres jeunes après coup, ces gars sont toujours là, à terroriser tous et chacun à tout moment. Ce jour-là, il semble que la situation en était simplement une de « mauvais endroit au mauvais moment ». Des insultes ont été lancées, puis des roches et pendant la fraction de seconde où je me suis détourné pour m’assurer que Steph était OK, un bâton de 2 pieds de long, 3 pouces de large m’a été balancé et cassé en pleine figure.
Par contre, c’était une journée ensoleillée et Shepparton est vraiment une belle ville. Il y a des douzaines de vaches peintes un peu partout, œuvres de talentueux artistes locaux. Plusieurs personnes amicales se promènent à pied ou à vélo. Deux cyclistes (qui s’appelaient tous deux Matt – ça aide à s’en rappeler quand la tête vous élance et que votre vision est encore brouillée) se sont arrêtés pour nous venir en aide.
(Un des) Matt avait un téléphone portable et a gentiment appelé la police pendant que l’autre m’offrait sa bouteille d’eau, ce qui était vraiment gentil, parce qu’il était en plein exercice d’entraînement de vélo et en aurait sûrement eu besoin.
Les officiers de police du Victoria sont arrivés rapidement et ont semblé captivés par la poursuite des truands sur mini scooters qu’ils ont lancée sur les pelouses du parc. Des arrestations s’en sont suivies, des dépositions ont été prises et Stéphanie s’est amusée à prendre en photo ma figure enflée pendant que je savourais un beigne gratuit.
Je suppose que ce sont des choses qui arrivent… Durant ce voyage intercontinental, nous rencontrons des centaines de gens quotidiennement, ils sont presque tous très gentils, et la plupart d’entre eux ne penseraient même pas à vous casser de bâtons dans la figure. Prenez par exemple Peter et Diane que nous avons rencontrés à Kumbia. Ils sont heureux de traverser l’Australie dans leur motorisé, à la recherche de poisons d’eau douce dont ils font des photos embrouillées à travers l’eau. Il y a aussi Bruce, Paul et Eric, un groupe de vieux amis qui, chaque année, couvrent 1 500 km dans une vieille caravane que Bruce à bricolée lui-même, tractée par une camionnette Chevy de 1949, juste pour voir une exposition de vieilles autos dans le Sud du Queensland et pour s’éloigner de leurs femmes pendant une semaine.
Les voyages sont tissés d’aventures. La plupart sont bonnes, certaines sont mauvaises et d’autres sont ... Meh… Je pense qu’il faut mettre Shepparton dans la catégorie des « Meh ».
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Monday, March 15, 2010
Mécano du Bush
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Quand on traverse le Bush australien, il faut être préparé à improviser. L’accès aux services ou aux matériaux de base est plutôt restreint. Bien sûr, il y a des villages à environ tous les 100 km (la distance maximale qu’une charrette tirée par des chevaux pouvait parcourir en une journée), mais la plupart du temps, il s’agit d’une rue avec 2 ou 3 maisons délabrées. Si vous êtes chanceux, vous y trouverez aussi une poubelle. Mais une seule.
Ayant parcouru presque toute la côte est de l’Australie, il était grand temps de donner à Shocker une vidange d’huile. En questionnant les petits garages locaux, le prix de base pour une telle opération oscillait aux alentours de 120 $. 120 $ pour une job de 40 minutes. Et encore là, on parle essentiellement de dévisser un boulon et un filtre et d’ATTENDRE 40 minutes… J’ai donc pris cet affront comme un défi. C’est n’est pas parce qu’on est dans le Bush qu’on ne peut pas s’arranger.
Il y a quelques années, il y avait à la télévision locale une émission intitulée « Bush Mechanics ». Elle suivait les péripéties de mécaniciens aborigènes qui travaillaient dans les places les plus isolées du continent. La plupart du temps, lorsqu’ils avaient à travailler sur la partie inférieure de la voiture, ils appelaient 10 de leurs voisins et essentiellement viraient le bolide sur son côté. Une fois la réparation terminée, ils remettaient le véhicule sur ses roues et espéraient qu’il démarre. Un peu extrême comme méthode de travail, mais ça donne des idées…
Nous avons donc pris comme mission de trouver les outils nécessaires pour effectuer ce changement d’huile nous-mêmes. Même si 100 km séparaient chacun de ces outils, la clé à molette, le bidule pour dévisser le filtre et le récipient à huile usée étaient tous des achats justifiables dans un mode de voyage, comme ils ne prennent pas trop de place dans la voiture. Par contre, les rampes pour élever le devant du véhicule l’étaient moins. Et comme la clé que j’ai fini par trouver mesure presque 2 pieds de long, il fallait vraiment pouvoir soulever la bagnole pour avoir un peu de jeu.
Nous avons eu plusieurs suggestions de partout. Stationner la voiture au dessus d’un ruisseau, une roue de chaque côté. Peut-être, mais je n’avais pas vraiment le goût de travailler couché dans l’eau. Creuser un gros trou et garer la voiture au-dessus. Aussi valable, mais une pelle prend autant de place qu’un jeu de rampes. Il est aussi surprenant de voir à quel point les trous naturels sont difficiles à trouver dans ce pays plutôt plat. L’option gagnante s’est avérée en être une de fortune.
Arrivés à Dululu, nous avons garé notre voiture pour la nuit dans une aire de repos à l’abri de la route et des regards indiscrets (car faire son propre changement d’huile en nature est illégal au Queensland). Nous y avons trouvé la rampe naturelle parfaite. Deux grosses roches plates de forme pyramidales. Exactement ce qu’il fallait pour y percher la voiture et me donner le jeu nécessaire pour opérer mes outils. Quarante minutes plus tard, tout était fini. Nous avons même trouvé à Dululu un vieux Polonais qui a pris avec joie notre huile usée. Une autre histoire du Bush qui finit bien. Et pour une fois, on n’a pas eu à virer une voiture à l’envers.
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Quand on traverse le Bush australien, il faut être préparé à improviser. L’accès aux services ou aux matériaux de base est plutôt restreint. Bien sûr, il y a des villages à environ tous les 100 km (la distance maximale qu’une charrette tirée par des chevaux pouvait parcourir en une journée), mais la plupart du temps, il s’agit d’une rue avec 2 ou 3 maisons délabrées. Si vous êtes chanceux, vous y trouverez aussi une poubelle. Mais une seule.
Ayant parcouru presque toute la côte est de l’Australie, il était grand temps de donner à Shocker une vidange d’huile. En questionnant les petits garages locaux, le prix de base pour une telle opération oscillait aux alentours de 120 $. 120 $ pour une job de 40 minutes. Et encore là, on parle essentiellement de dévisser un boulon et un filtre et d’ATTENDRE 40 minutes… J’ai donc pris cet affront comme un défi. C’est n’est pas parce qu’on est dans le Bush qu’on ne peut pas s’arranger.
Il y a quelques années, il y avait à la télévision locale une émission intitulée « Bush Mechanics ». Elle suivait les péripéties de mécaniciens aborigènes qui travaillaient dans les places les plus isolées du continent. La plupart du temps, lorsqu’ils avaient à travailler sur la partie inférieure de la voiture, ils appelaient 10 de leurs voisins et essentiellement viraient le bolide sur son côté. Une fois la réparation terminée, ils remettaient le véhicule sur ses roues et espéraient qu’il démarre. Un peu extrême comme méthode de travail, mais ça donne des idées…
Nous avons donc pris comme mission de trouver les outils nécessaires pour effectuer ce changement d’huile nous-mêmes. Même si 100 km séparaient chacun de ces outils, la clé à molette, le bidule pour dévisser le filtre et le récipient à huile usée étaient tous des achats justifiables dans un mode de voyage, comme ils ne prennent pas trop de place dans la voiture. Par contre, les rampes pour élever le devant du véhicule l’étaient moins. Et comme la clé que j’ai fini par trouver mesure presque 2 pieds de long, il fallait vraiment pouvoir soulever la bagnole pour avoir un peu de jeu.
Nous avons eu plusieurs suggestions de partout. Stationner la voiture au dessus d’un ruisseau, une roue de chaque côté. Peut-être, mais je n’avais pas vraiment le goût de travailler couché dans l’eau. Creuser un gros trou et garer la voiture au-dessus. Aussi valable, mais une pelle prend autant de place qu’un jeu de rampes. Il est aussi surprenant de voir à quel point les trous naturels sont difficiles à trouver dans ce pays plutôt plat. L’option gagnante s’est avérée en être une de fortune.
Arrivés à Dululu, nous avons garé notre voiture pour la nuit dans une aire de repos à l’abri de la route et des regards indiscrets (car faire son propre changement d’huile en nature est illégal au Queensland). Nous y avons trouvé la rampe naturelle parfaite. Deux grosses roches plates de forme pyramidales. Exactement ce qu’il fallait pour y percher la voiture et me donner le jeu nécessaire pour opérer mes outils. Quarante minutes plus tard, tout était fini. Nous avons même trouvé à Dululu un vieux Polonais qui a pris avec joie notre huile usée. Une autre histoire du Bush qui finit bien. Et pour une fois, on n’a pas eu à virer une voiture à l’envers.
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