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Quand on traverse le Bush australien, il faut être préparé à improviser. L’accès aux services ou aux matériaux de base est plutôt restreint. Bien sûr, il y a des villages à environ tous les 100 km (la distance maximale qu’une charrette tirée par des chevaux pouvait parcourir en une journée), mais la plupart du temps, il s’agit d’une rue avec 2 ou 3 maisons délabrées. Si vous êtes chanceux, vous y trouverez aussi une poubelle. Mais une seule.
Ayant parcouru presque toute la côte est de l’Australie, il était grand temps de donner à Shocker une vidange d’huile. En questionnant les petits garages locaux, le prix de base pour une telle opération oscillait aux alentours de 120 $. 120 $ pour une job de 40 minutes. Et encore là, on parle essentiellement de dévisser un boulon et un filtre et d’ATTENDRE 40 minutes… J’ai donc pris cet affront comme un défi. C’est n’est pas parce qu’on est dans le Bush qu’on ne peut pas s’arranger.
Il y a quelques années, il y avait à la télévision locale une émission intitulée « Bush Mechanics ». Elle suivait les péripéties de mécaniciens aborigènes qui travaillaient dans les places les plus isolées du continent. La plupart du temps, lorsqu’ils avaient à travailler sur la partie inférieure de la voiture, ils appelaient 10 de leurs voisins et essentiellement viraient le bolide sur son côté. Une fois la réparation terminée, ils remettaient le véhicule sur ses roues et espéraient qu’il démarre. Un peu extrême comme méthode de travail, mais ça donne des idées…
Nous avons donc pris comme mission de trouver les outils nécessaires pour effectuer ce changement d’huile nous-mêmes. Même si 100 km séparaient chacun de ces outils, la clé à molette, le bidule pour dévisser le filtre et le récipient à huile usée étaient tous des achats justifiables dans un mode de voyage, comme ils ne prennent pas trop de place dans la voiture. Par contre, les rampes pour élever le devant du véhicule l’étaient moins. Et comme la clé que j’ai fini par trouver mesure presque 2 pieds de long, il fallait vraiment pouvoir soulever la bagnole pour avoir un peu de jeu.
Nous avons eu plusieurs suggestions de partout. Stationner la voiture au dessus d’un ruisseau, une roue de chaque côté. Peut-être, mais je n’avais pas vraiment le goût de travailler couché dans l’eau. Creuser un gros trou et garer la voiture au-dessus. Aussi valable, mais une pelle prend autant de place qu’un jeu de rampes. Il est aussi surprenant de voir à quel point les trous naturels sont difficiles à trouver dans ce pays plutôt plat. L’option gagnante s’est avérée en être une de fortune.
Arrivés à Dululu, nous avons garé notre voiture pour la nuit dans une aire de repos à l’abri de la route et des regards indiscrets (car faire son propre changement d’huile en nature est illégal au Queensland). Nous y avons trouvé la rampe naturelle parfaite. Deux grosses roches plates de forme pyramidales. Exactement ce qu’il fallait pour y percher la voiture et me donner le jeu nécessaire pour opérer mes outils. Quarante minutes plus tard, tout était fini. Nous avons même trouvé à Dululu un vieux Polonais qui a pris avec joie notre huile usée. Une autre histoire du Bush qui finit bien. Et pour une fois, on n’a pas eu à virer une voiture à l’envers.
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Monday, March 15, 2010
Monday, March 8, 2010
Les koalas dorment beaucoup
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Magnetic Island porte ce nom parce qu’il y a bien longtemps, quand le Capitaine Cook a longé ce bout de terre de 10km de largeur, sa boussole est subitement devenue folle. Sa première réaction a été de croire que l’île était possédée par des champs magnétiques étranges et magiques, alors, il l’a nommée ainsi. En réalité, il devait posséder une boussole de piètre qualité, parce que sur cette île, il n’y a aucun étrange vortex de magnétisme … Oh well…
Donc, nous avons passé une semaine complète sur ce petit rocher. Il y a très peu de choses là : un seul marché avec des aliments surévalués, une seule station service avec de l’essence surévaluée, un seul pub avec de la bière surévaluée (et qui goûte vraiment mauvais). Une chose qu’ils ont cependant, c’est BEAUCOUP d’animaux sauvages, suffisamment pour avoir bâti un refuge d’animaux où j’ai travaillé pendant sept jours.
Ils appellent ça un refuge, mais c’est plus un petit zoo pour enfants mettant en vedette la faune australienne. Vous pouvez faire prendre une photo de vous tenant un koala, une photo de vous tenant un crocodile d’eau salée, une photo de vous tenant un wombat… Vous voyez ce que je veux dire. Quand nous avons parlé au garde avant de venir sur l’île, il l’avait décrite comme un parc très grand où nous pourrions aider à sauver des animaux blessés et vraiment faire une différence pour la faune locale. En fin de compte, j’ai seulement ramassé la merde des Koala et essayé de ne pas me faire gifler par la queue d’un jeune crocodile qui s’énervait, vraiment pas content de se faire prendre et de passer de mains en mains pour la troisième fois cette journée-là, sachant qu’un jeune idiot était sûrement pour lui mettre un doigt dans l’œil.
Par contre, il y a une chose qui est ressortie de cette semaine. Les aborigènes ont cette croyance que chaque personne possède un « Dreaming », un animal spirituel avec lequel elle possède un lien particulier. Si c’est vrai, alors mon « dreaming » est certainement le cacatoès. Il y en avait deux au refuge. Shadow, un cacatoès de Banks (noir à queue rouge) et Captain, un cacatoès blanc à huppe jaune. Shadow mord systématiquement toute personne qui essaie de lui toucher. Captain se laisse flatter par les femmes, mais ne laisse aucun homme, jeune ou vieux s’approcher de lui. Le garde en chef a même essayé de porter une perruque pour voir s’il pouvait le tromper. En vain.
À l’étonnement général, il se trouve que je pouvais sans crainte flatter ces deux oiseaux. Aucun des gardes n’avait vu une telle chose auparavant. Je me suis simplement approché d’eux et leur ai flatté les plumes; je les ai même massés. Bizarre.
Voici maintenant quelques faits divers que j’ai appris durant ma semaine là :
-Les cacatoès peuvent vivre jusqu’à 80 ans.
-Les crocodiles d’eau salée mâles peuvent atteindre jusqu’à 6 mètres et manger des êtres humains. Ils peuvent aussi aller dans l’eau douce. On peut les retrouver jusqu’à 2 000 km des côtes dans l’océan.
-Les lézards à langue bleue (Tiliqua) peuvent perdre leur queue lorsqu’ils sont en danger. Ça prend un an à repousser et ils ne peuvent la perdre à nouveau que lorsqu’elle a fini de repousser.
-Les koalas ne naissent pas avec la bactérie qui leur permet de digérer la toxine des feuilles d’eucalyptus, leur seule source de nourriture. Ils doivent manger les excréments de koalas pendant leurs deux premiers mois de vie afin de développer cette bactérie dans leur flore intestinale.
-Les bébés wombats sont VRAIMENT mignons.
-Les serpents n’ont pas d’oreille. Crier comme une petite fille ne les fera pas fuir. Alors, arrêtez de crier.
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Magnetic Island porte ce nom parce qu’il y a bien longtemps, quand le Capitaine Cook a longé ce bout de terre de 10km de largeur, sa boussole est subitement devenue folle. Sa première réaction a été de croire que l’île était possédée par des champs magnétiques étranges et magiques, alors, il l’a nommée ainsi. En réalité, il devait posséder une boussole de piètre qualité, parce que sur cette île, il n’y a aucun étrange vortex de magnétisme … Oh well…
Donc, nous avons passé une semaine complète sur ce petit rocher. Il y a très peu de choses là : un seul marché avec des aliments surévalués, une seule station service avec de l’essence surévaluée, un seul pub avec de la bière surévaluée (et qui goûte vraiment mauvais). Une chose qu’ils ont cependant, c’est BEAUCOUP d’animaux sauvages, suffisamment pour avoir bâti un refuge d’animaux où j’ai travaillé pendant sept jours.
Ils appellent ça un refuge, mais c’est plus un petit zoo pour enfants mettant en vedette la faune australienne. Vous pouvez faire prendre une photo de vous tenant un koala, une photo de vous tenant un crocodile d’eau salée, une photo de vous tenant un wombat… Vous voyez ce que je veux dire. Quand nous avons parlé au garde avant de venir sur l’île, il l’avait décrite comme un parc très grand où nous pourrions aider à sauver des animaux blessés et vraiment faire une différence pour la faune locale. En fin de compte, j’ai seulement ramassé la merde des Koala et essayé de ne pas me faire gifler par la queue d’un jeune crocodile qui s’énervait, vraiment pas content de se faire prendre et de passer de mains en mains pour la troisième fois cette journée-là, sachant qu’un jeune idiot était sûrement pour lui mettre un doigt dans l’œil.
Par contre, il y a une chose qui est ressortie de cette semaine. Les aborigènes ont cette croyance que chaque personne possède un « Dreaming », un animal spirituel avec lequel elle possède un lien particulier. Si c’est vrai, alors mon « dreaming » est certainement le cacatoès. Il y en avait deux au refuge. Shadow, un cacatoès de Banks (noir à queue rouge) et Captain, un cacatoès blanc à huppe jaune. Shadow mord systématiquement toute personne qui essaie de lui toucher. Captain se laisse flatter par les femmes, mais ne laisse aucun homme, jeune ou vieux s’approcher de lui. Le garde en chef a même essayé de porter une perruque pour voir s’il pouvait le tromper. En vain.
À l’étonnement général, il se trouve que je pouvais sans crainte flatter ces deux oiseaux. Aucun des gardes n’avait vu une telle chose auparavant. Je me suis simplement approché d’eux et leur ai flatté les plumes; je les ai même massés. Bizarre.
Voici maintenant quelques faits divers que j’ai appris durant ma semaine là :
-Les cacatoès peuvent vivre jusqu’à 80 ans.
-Les crocodiles d’eau salée mâles peuvent atteindre jusqu’à 6 mètres et manger des êtres humains. Ils peuvent aussi aller dans l’eau douce. On peut les retrouver jusqu’à 2 000 km des côtes dans l’océan.
-Les lézards à langue bleue (Tiliqua) peuvent perdre leur queue lorsqu’ils sont en danger. Ça prend un an à repousser et ils ne peuvent la perdre à nouveau que lorsqu’elle a fini de repousser.
-Les koalas ne naissent pas avec la bactérie qui leur permet de digérer la toxine des feuilles d’eucalyptus, leur seule source de nourriture. Ils doivent manger les excréments de koalas pendant leurs deux premiers mois de vie afin de développer cette bactérie dans leur flore intestinale.
-Les bébés wombats sont VRAIMENT mignons.
-Les serpents n’ont pas d’oreille. Crier comme une petite fille ne les fera pas fuir. Alors, arrêtez de crier.
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Tuesday, March 2, 2010
Bowenwood
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Quelques semaines avant notre départ, voulant nous baigner dans la culture australe, nous nous sommes rendus à la bibliothèque municipale pour nous procurer une panoplie d’œuvres à saveurs australiennes. Des livres parlant de la culture aborigène, un album instrumental aux sons de didgeridoo, des contes pour enfants ayant pour protagoniste un opossum maladroit et bien sûr, le classique, Crocodile Dundee pour ne nommer que ceux-là. Tous aussi pertinent les uns les autres. Par contre, un film, « Australie » mettant en vedette Wolverine et la toujours séduisante Nicole Kidman (rrrrwoinw!) est ressorti du peloton par son élégance d’image et son histoire envoutante (et son absence totale de référence au Vegemite).
Quelle ne fut pas notre surprise lorsque sur notre chemin vers le Nord, nous avons croisé le village de Bowen, lieu principal de tournage du long-métrage Australie, il y a de cela 18 mois. À y croire les dépliants débordant du centre d’information touristique de Bowen (lieu de résidence de la glorieuse Mangue Géante), ce qui fut jadis un petit village sans histoire s’est vu transformé du jour au lendemain en métropole du cinéma australien depuis la venue des grandes vedettes américaines pendant six brèves semaines en hiver 2008. À un point tel que le conseil municipal a jugé bon d’inscrire en lettres géantes « BOWENWOOD » sur le réservoir d’eau du village, question d’assurer à Bowen le rôle de Mecque du 7e art et pour convaincre d’autres mégaproductions à venir tourner dans la glorieuse cité où tout est possible.
Un an et demi plus tard, Stéphanie et moi déambulons les rues sous une pluie battante, cherchant sans succès une auberge de jeunesse qui pourrait nous héberger. Vous pourriez croire que ce sont toutes ces vedettes hollywoodiennes qui occupent toutes les chambres de la ville qui nous empêchent de trouver un lit sec pour la nuit, mais ce n’est malheureusement pas le cas. Ce sont plutôt une série de planches de bois barricadant les fenêtres et des pancartes « fermé » qui prolongent notre présence sous la pluie.
Voyez-vous, Bowen n’a pas reçu le retour sur son investissement qu’il aurait souhaité de l’aventure appelée « Australie ». Bien sûr, les vedettes ont pris toutes les photos promotionnelles possibles, fait la Une des journaux locaux lorsqu’ils visitaient un restaurant plutôt qu’un autre, posant avec le propriétaire, un steak en main, mais reste qu’une fois les caméras reparties, tout ce qu’il demeure à Bowen est une série de pancartes promotionnelles à la marina et des amas de sable rouge qu’Hollywood à oublié de ramasser et qui traînent encore ici et là, presque deux ans plus tard.
Ayant fini par trouver une auberge voulant nous accueillir (et qui semble avoir ouvert ses portes exclusivement pour nous ce soir-là), nous sommes couchés dans une chambre sentant l’humidité. Nous regardons une petite télévision de 15 pouces qui projette les images de Gran Torino (Clint Eastwood en grande forme pour ses 79ans) et de Strictly Ballroom, car il faut bien encourager le cinéma australien après tout. Pendant 4 heures, nous sommes ailleurs. Les films ont la capacité de transporter le spectateur dans une réalité complètement différente de celle à laquelle il est habitué. Il est facile de voir comment les habitants de Bowen ont pu s’y prendre au jeu et à croire qu’eux aussi auraient droit à une fin parfaitement heureuse. Mais ça n’arrive qu’à BowenWood. Je veux dire, Hollywood…
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Quelques semaines avant notre départ, voulant nous baigner dans la culture australe, nous nous sommes rendus à la bibliothèque municipale pour nous procurer une panoplie d’œuvres à saveurs australiennes. Des livres parlant de la culture aborigène, un album instrumental aux sons de didgeridoo, des contes pour enfants ayant pour protagoniste un opossum maladroit et bien sûr, le classique, Crocodile Dundee pour ne nommer que ceux-là. Tous aussi pertinent les uns les autres. Par contre, un film, « Australie » mettant en vedette Wolverine et la toujours séduisante Nicole Kidman (rrrrwoinw!) est ressorti du peloton par son élégance d’image et son histoire envoutante (et son absence totale de référence au Vegemite).
Quelle ne fut pas notre surprise lorsque sur notre chemin vers le Nord, nous avons croisé le village de Bowen, lieu principal de tournage du long-métrage Australie, il y a de cela 18 mois. À y croire les dépliants débordant du centre d’information touristique de Bowen (lieu de résidence de la glorieuse Mangue Géante), ce qui fut jadis un petit village sans histoire s’est vu transformé du jour au lendemain en métropole du cinéma australien depuis la venue des grandes vedettes américaines pendant six brèves semaines en hiver 2008. À un point tel que le conseil municipal a jugé bon d’inscrire en lettres géantes « BOWENWOOD » sur le réservoir d’eau du village, question d’assurer à Bowen le rôle de Mecque du 7e art et pour convaincre d’autres mégaproductions à venir tourner dans la glorieuse cité où tout est possible.
Un an et demi plus tard, Stéphanie et moi déambulons les rues sous une pluie battante, cherchant sans succès une auberge de jeunesse qui pourrait nous héberger. Vous pourriez croire que ce sont toutes ces vedettes hollywoodiennes qui occupent toutes les chambres de la ville qui nous empêchent de trouver un lit sec pour la nuit, mais ce n’est malheureusement pas le cas. Ce sont plutôt une série de planches de bois barricadant les fenêtres et des pancartes « fermé » qui prolongent notre présence sous la pluie.
Voyez-vous, Bowen n’a pas reçu le retour sur son investissement qu’il aurait souhaité de l’aventure appelée « Australie ». Bien sûr, les vedettes ont pris toutes les photos promotionnelles possibles, fait la Une des journaux locaux lorsqu’ils visitaient un restaurant plutôt qu’un autre, posant avec le propriétaire, un steak en main, mais reste qu’une fois les caméras reparties, tout ce qu’il demeure à Bowen est une série de pancartes promotionnelles à la marina et des amas de sable rouge qu’Hollywood à oublié de ramasser et qui traînent encore ici et là, presque deux ans plus tard.
Ayant fini par trouver une auberge voulant nous accueillir (et qui semble avoir ouvert ses portes exclusivement pour nous ce soir-là), nous sommes couchés dans une chambre sentant l’humidité. Nous regardons une petite télévision de 15 pouces qui projette les images de Gran Torino (Clint Eastwood en grande forme pour ses 79ans) et de Strictly Ballroom, car il faut bien encourager le cinéma australien après tout. Pendant 4 heures, nous sommes ailleurs. Les films ont la capacité de transporter le spectateur dans une réalité complètement différente de celle à laquelle il est habitué. Il est facile de voir comment les habitants de Bowen ont pu s’y prendre au jeu et à croire qu’eux aussi auraient droit à une fin parfaitement heureuse. Mais ça n’arrive qu’à BowenWood. Je veux dire, Hollywood…
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Tuesday, February 23, 2010
Ce n’est pas pour rien que ça s’appelle une forêt tropicale humide
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Je n’aurais jamais cru que la moisissure pouvait pousser aussi vite…Nous sommes restés cinq jours dans la forêt tropicale humide. CINQ JOURS. Ce n’est qu’environ 120 heures, mais apparemment, c’est suffisant pour que la moisissure s’infiltre partout. Dans cette courte semaine, j’ai perdu, au profit de cette petite mousse verte, une paire de sandales en cuir en parfait état et un beau chapeau de paille qui commençait juste à avoir l’air un peu usé que je voulais lui donner.
Nous sommes restés cinq jours et c’était plus qu’assez. Wazza, notre hôte, vit dans ce camp de fortune dans le bush depuis 20 ans. Durant la saison des pluies, il y vit pratiquement seul. De temps à autre, un campeur perdu ou un WWOOFer (participant au programme World Wide Opportunities on Organic Farms) mal informé se retrouve ici pendant les PLUIES, mais autrement, c’est seulement lui et ses deux magnifiques créatures rescapées, le cacatoès et CHIEN, le chien qui sent le…En fait, il sent le chien mouillé. Mais nous ne sommes jamais seuls dans la forêt humide. Elle est remplie de vie pour vous tenir compagnie : oiseaux, lézards, insectes de toutes sortes (mes premiers scorpions!) et bien sûr, le légendaire ornithorynque. Comme la majorité des Australiens n’ont jamais vu un ornithorynque dans la nature, nous nous considérons très chanceux d’avoir pu en observer un qui folâtrait près de la crique limpide tôt dans la dernière journée de notre séjour à cet endroit. (Ils sont beaucoup plus petits que ce qu’on s’attendait.)
La nuit, dans la forêt tropicale humide, il fait affreusement noir. La canopée est si dense qu’absolument aucune lumière ne la traverse. Noir d’encre. Couché dans votre petite hutte dans les arbres, au-dessus du sol détrempé, vos yeux ne s’adaptent jamais, ouverts ou fermés, il n’y a absolument aucune différence. C’est excellent pour une bonne nuit de sommeil. En fait, ce le serait, si le son de la pluie incessante, combiné à celui du flot de la rivière toute proche, ne vous faisait pas lever au moins six fois dans la nuit pour faire pipi.
La principale route pour sortir de « Platypus Bush Camp » est sinueuse et croise plusieurs lits de rivières. Comme nous avions laissé notre auto à un kilomètre du campement, nous avons dû traverser à pied quatre de ces ravines de profondeurs et de force de courants différents. C’était bien amusant les deux premiers jours, mais lors de notre dernier trajet, comme nous étions trempés jusqu’aux os depuis les dernières 120 heures, je n’avais plus envie de prendre la photo que j’avais planifiée de faire au début : la photo lauréate de notre dernière expédition. National Geographic devra juste attendre une autre année.
Dans un autre ordre d’idées, Mackay, où nous nous faisons sécher, a finalement décidé d’ADOPTER la fluorisation de son eau potable. De savoir que l’Union Européenne a banni le fluorure (un déchet toxique de l’aluminium) de toutes ses sources d’alimentation en eau depuis 20 ans, ne semble pas avoir été un facteur déterminant contre la stratégie « anti-caries » de Mackay. Pas plus que le fait que cette substance était utilisée pour dompter les lions de cirque ou pour modifier la composition chimique du cerveau de prisonniers russes afin que ces derniers tolèrent mieux leur sort. Boire l’eau de pluie me manque, mais, soudainement, je n’ai juste pas envie de me plaindre à propos de ça…
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Je n’aurais jamais cru que la moisissure pouvait pousser aussi vite…Nous sommes restés cinq jours dans la forêt tropicale humide. CINQ JOURS. Ce n’est qu’environ 120 heures, mais apparemment, c’est suffisant pour que la moisissure s’infiltre partout. Dans cette courte semaine, j’ai perdu, au profit de cette petite mousse verte, une paire de sandales en cuir en parfait état et un beau chapeau de paille qui commençait juste à avoir l’air un peu usé que je voulais lui donner.
Nous sommes restés cinq jours et c’était plus qu’assez. Wazza, notre hôte, vit dans ce camp de fortune dans le bush depuis 20 ans. Durant la saison des pluies, il y vit pratiquement seul. De temps à autre, un campeur perdu ou un WWOOFer (participant au programme World Wide Opportunities on Organic Farms) mal informé se retrouve ici pendant les PLUIES, mais autrement, c’est seulement lui et ses deux magnifiques créatures rescapées, le cacatoès et CHIEN, le chien qui sent le…En fait, il sent le chien mouillé. Mais nous ne sommes jamais seuls dans la forêt humide. Elle est remplie de vie pour vous tenir compagnie : oiseaux, lézards, insectes de toutes sortes (mes premiers scorpions!) et bien sûr, le légendaire ornithorynque. Comme la majorité des Australiens n’ont jamais vu un ornithorynque dans la nature, nous nous considérons très chanceux d’avoir pu en observer un qui folâtrait près de la crique limpide tôt dans la dernière journée de notre séjour à cet endroit. (Ils sont beaucoup plus petits que ce qu’on s’attendait.)
La nuit, dans la forêt tropicale humide, il fait affreusement noir. La canopée est si dense qu’absolument aucune lumière ne la traverse. Noir d’encre. Couché dans votre petite hutte dans les arbres, au-dessus du sol détrempé, vos yeux ne s’adaptent jamais, ouverts ou fermés, il n’y a absolument aucune différence. C’est excellent pour une bonne nuit de sommeil. En fait, ce le serait, si le son de la pluie incessante, combiné à celui du flot de la rivière toute proche, ne vous faisait pas lever au moins six fois dans la nuit pour faire pipi.
La principale route pour sortir de « Platypus Bush Camp » est sinueuse et croise plusieurs lits de rivières. Comme nous avions laissé notre auto à un kilomètre du campement, nous avons dû traverser à pied quatre de ces ravines de profondeurs et de force de courants différents. C’était bien amusant les deux premiers jours, mais lors de notre dernier trajet, comme nous étions trempés jusqu’aux os depuis les dernières 120 heures, je n’avais plus envie de prendre la photo que j’avais planifiée de faire au début : la photo lauréate de notre dernière expédition. National Geographic devra juste attendre une autre année.
Dans un autre ordre d’idées, Mackay, où nous nous faisons sécher, a finalement décidé d’ADOPTER la fluorisation de son eau potable. De savoir que l’Union Européenne a banni le fluorure (un déchet toxique de l’aluminium) de toutes ses sources d’alimentation en eau depuis 20 ans, ne semble pas avoir été un facteur déterminant contre la stratégie « anti-caries » de Mackay. Pas plus que le fait que cette substance était utilisée pour dompter les lions de cirque ou pour modifier la composition chimique du cerveau de prisonniers russes afin que ces derniers tolèrent mieux leur sort. Boire l’eau de pluie me manque, mais, soudainement, je n’ai juste pas envie de me plaindre à propos de ça…
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Tuesday, February 16, 2010
Capitaine Marc
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Nous sommes en route vers le Nord! Le GRAND Nord. Celui qui apporte les cyclones tropicaux, les averses torrentielles, les chaleurs suffocantes et qui héberge les crocodiles marins et les méduses les plus mortelles de la planète dans tous les points d’eau qui auraient le potentiel de vous rafraîchir. Pourquoi sommes-nous ici vous direz? Maudite bonne question…
En travaillant à la réception de l’auberge, il arrivait à Stéphanie de vendre des tours de bateaux aux gens qui migraient eux aussi vers les tropiques. En échange de ses services, la compagnie ABC, qui gère la plupart de ces excursions, lui a généreusement offert gratuitement un séjour à bord d’un de ses navires. C’est donc pourquoi nous avons bravé rivières débordantes et statues de bœufs géantes pour franchir le tropique du Capricorne et nous rendre jusqu’à Airlie Beach, la porte des Whitsundays et la capitale australienne de l’exploitation des touristes.
C’est donc à bord de l’Atlantic Clipper (qui ne se déplace strictement que dans le Pacifique) que nous avons découvert la Grande Barrière de Corail! Deux jours et deux nuits à bord d’un voilier de 34 mètres. Une expérience vraiment sublime. À notre grande surprise, les 74 îles qui forment les Whitsundays n’ont rien des oasis tropicales que nous avions en tête. Étant un archipel continental et non corallien, les îles arborent la même végétation que celle de la côte. Très peux de palmiers et même quelques conifères. Il nous est arrivé à maintes reprises de devoir nous rappeler que nous étions en Australie et non sur un lac du Québec. La présence de dauphins sauvages et de poissons géants à aidé à nous sortir de cette rêverie momentanée.
Le cœur de la Grande Barrière de Corail, pour sa part, est de toute beauté. Beaucoup plus que son extrémité sud dans laquelle nous avions pataugé dans le coin d’Agnes. Ici, dans la section protégée du récif, c’est la couleur qui domine. Les coraux sont de toutes les formes et présentent une palette rarement vue ailleurs dans la nature. On y retrouve aussi des concombres de mer, des étoiles de mer, des serpents de mer, un cheval de mer… L’océan est rempli de créatures tellement étranges que l’Homme s’est trouvé obligé de leur faire un parallèle terrestre pour ne pas s’y perdre. Elle abrite aussi une quantité impressionnante de poissons de toutes sortes et configurations.
Bien sûr, nous avons vu Némo, ici tout le monde le cherche celui-là. Il avait les yeux beaucoup plus petits que dans le film, une ligne de moins sur le dos et il était beaucoup plus protecteur de sa maison. Un d’eux m’a même mordu quand j’ai voulu toucher son anémone. Une bonne leçon à apprendre : Ne rien toucher dans l’océan. Sauf peut-être Elvis. Elvis est un GIGANTESQUE maori wrasse qui se promène apparemment toujours dans le même coin. On lui a donné son nom parce qu’il est le « KING » de son bout de récif. Il a 20 ans, mesure environ 2 mètres, aime se faire flatter et apparemment reconnait les bateaux par la couleur de leur coque. Essentiellement, Elvis est un gros labrador de mer
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Nous sommes en route vers le Nord! Le GRAND Nord. Celui qui apporte les cyclones tropicaux, les averses torrentielles, les chaleurs suffocantes et qui héberge les crocodiles marins et les méduses les plus mortelles de la planète dans tous les points d’eau qui auraient le potentiel de vous rafraîchir. Pourquoi sommes-nous ici vous direz? Maudite bonne question…
En travaillant à la réception de l’auberge, il arrivait à Stéphanie de vendre des tours de bateaux aux gens qui migraient eux aussi vers les tropiques. En échange de ses services, la compagnie ABC, qui gère la plupart de ces excursions, lui a généreusement offert gratuitement un séjour à bord d’un de ses navires. C’est donc pourquoi nous avons bravé rivières débordantes et statues de bœufs géantes pour franchir le tropique du Capricorne et nous rendre jusqu’à Airlie Beach, la porte des Whitsundays et la capitale australienne de l’exploitation des touristes.
C’est donc à bord de l’Atlantic Clipper (qui ne se déplace strictement que dans le Pacifique) que nous avons découvert la Grande Barrière de Corail! Deux jours et deux nuits à bord d’un voilier de 34 mètres. Une expérience vraiment sublime. À notre grande surprise, les 74 îles qui forment les Whitsundays n’ont rien des oasis tropicales que nous avions en tête. Étant un archipel continental et non corallien, les îles arborent la même végétation que celle de la côte. Très peux de palmiers et même quelques conifères. Il nous est arrivé à maintes reprises de devoir nous rappeler que nous étions en Australie et non sur un lac du Québec. La présence de dauphins sauvages et de poissons géants à aidé à nous sortir de cette rêverie momentanée.
Le cœur de la Grande Barrière de Corail, pour sa part, est de toute beauté. Beaucoup plus que son extrémité sud dans laquelle nous avions pataugé dans le coin d’Agnes. Ici, dans la section protégée du récif, c’est la couleur qui domine. Les coraux sont de toutes les formes et présentent une palette rarement vue ailleurs dans la nature. On y retrouve aussi des concombres de mer, des étoiles de mer, des serpents de mer, un cheval de mer… L’océan est rempli de créatures tellement étranges que l’Homme s’est trouvé obligé de leur faire un parallèle terrestre pour ne pas s’y perdre. Elle abrite aussi une quantité impressionnante de poissons de toutes sortes et configurations.
Bien sûr, nous avons vu Némo, ici tout le monde le cherche celui-là. Il avait les yeux beaucoup plus petits que dans le film, une ligne de moins sur le dos et il était beaucoup plus protecteur de sa maison. Un d’eux m’a même mordu quand j’ai voulu toucher son anémone. Une bonne leçon à apprendre : Ne rien toucher dans l’océan. Sauf peut-être Elvis. Elvis est un GIGANTESQUE maori wrasse qui se promène apparemment toujours dans le même coin. On lui a donné son nom parce qu’il est le « KING » de son bout de récif. Il a 20 ans, mesure environ 2 mètres, aime se faire flatter et apparemment reconnait les bateaux par la couleur de leur coque. Essentiellement, Elvis est un gros labrador de mer
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Monday, February 8, 2010
Partis d’Agnes.
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La dernière fois, j’ai mentionné que les gens de Southern Cross m’avaient demandé de faire leur vidéo promotionnelle pour les DVD « Excursions de 1770 » qu’ils préparaient. En fin de compte, Bruce, l’instigateur du projet a vu le produit fini. Le lendemain, il me téléphonait pour me demander de refaire SA vidéo promotionnelle. Il a aussi suggéré à tous les autres organisateurs d’excursions de m’appeler et de me faire refaire toutes les leurs aussi...
Ça m’a pris presque trois semaines, mais j’ai réussi à terminer les six vidéos avant de finalement partir de Dix-sept Soixante-dix. On a fait toutes sortes d’activités plus folles les unes que les autres. Parmi les activités amusantes :
- Faire des manœuvres périlleuses avec l’avion acrobatique dont certaines n’ont pas pu être filmées parce que le pilote les considérait « illégales ». Au retour, j’ai même pu piloter le petit avion pendant au moins dix minutes.
- Faire des prouesses avec la caméra tout en roulant à motocyclette. Nous n’avions même pas de caméra stabilisée, mais je crois que les résultats sont excellents.
- Utiliser une caméra à l’épreuve de l’eau pour vraiment être DANS l’eau avec les futurs surfeurs. Le métrage est, je crois, assez bon, avec des TONNES de drôles de débarques.
- Détruire la caméra sous-marine prêtée par Bruce pour le tournage de « Lazy Lizard ». Apparemment, elle n’était pas aussi étanche que le manuel voulait bien laisser croire...
- Revamper une vidéo existante de « Surf Kayak » et essayer de la rendre suffisamment attrayante pour y apposer mon nom. Puisque ces deux excursions sont gérées par la même entreprise, j’ai utilisé un montage similaire pour uniformiser les deux produits, ce qui a semblé beaucoup plaire à Luke.
Comme le titre le laisse entendre, après avoir fait tout ça, nous avons finalement réussi à partir d’Agnes Water. Comme tous les chemins permettant de quitter la ville étaient inondés à ce moment-là, cela devrait vous indiquer comment il était important pour nous de reprendre la route. Je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai vu TANT de pluie tomber en un si court laps de temps. C’était vraiment tropical. Le campement qui constituait notre maison bien au sec (malgré les pluies torrentielles) ces deux derniers mois est soudainement devenu une rivière déchaînée, et ce, même pas deux heures après que nous ayons déménagé toutes nos possessions dans l’auto. Bon « timing », je dirais. Aussi drôle que cela puisse paraître, les manuels du propriétaire des automobiles australiennes incluent une section détaillée sur ce qu’il faut faire pour traverser des ruisseaux débordants et ce qu’il faut faire quand on frappe un kangourou. Crazy Aussies...
La semaine dernière, nous avons célébré la fête nationale de l’Australie. C’est cool de voir comment une culture peut célébrer sa propre indépendance. Ça l’est moins quand, pendant que les « Ozzies » célèbrent le jour où le Capitaine Cook a posé pied sur le sol australien pour la première fois, tous les Aborigènes, pour leur part, ne peuvent que célébrer le fait qu’ils ont perdu le droit de s’appeler un « Peuple ». Ça donne un gout doux-amer au fait de brandir le drapeau australien... Ça n’avait pas l’air de trop déranger les chiens... Alors, pourquoi cela devrait-il nous déranger? En plus, nous avons chassé des crapauds buffles au milieu de la nuit pour les faire courser l’un contre l’autre. Le mien n’a pas gagné, même si je l’avais baptise « Crapaud rapide ».
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La dernière fois, j’ai mentionné que les gens de Southern Cross m’avaient demandé de faire leur vidéo promotionnelle pour les DVD « Excursions de 1770 » qu’ils préparaient. En fin de compte, Bruce, l’instigateur du projet a vu le produit fini. Le lendemain, il me téléphonait pour me demander de refaire SA vidéo promotionnelle. Il a aussi suggéré à tous les autres organisateurs d’excursions de m’appeler et de me faire refaire toutes les leurs aussi...
Ça m’a pris presque trois semaines, mais j’ai réussi à terminer les six vidéos avant de finalement partir de Dix-sept Soixante-dix. On a fait toutes sortes d’activités plus folles les unes que les autres. Parmi les activités amusantes :
- Faire des manœuvres périlleuses avec l’avion acrobatique dont certaines n’ont pas pu être filmées parce que le pilote les considérait « illégales ». Au retour, j’ai même pu piloter le petit avion pendant au moins dix minutes.
- Faire des prouesses avec la caméra tout en roulant à motocyclette. Nous n’avions même pas de caméra stabilisée, mais je crois que les résultats sont excellents.
- Utiliser une caméra à l’épreuve de l’eau pour vraiment être DANS l’eau avec les futurs surfeurs. Le métrage est, je crois, assez bon, avec des TONNES de drôles de débarques.
- Détruire la caméra sous-marine prêtée par Bruce pour le tournage de « Lazy Lizard ». Apparemment, elle n’était pas aussi étanche que le manuel voulait bien laisser croire...
- Revamper une vidéo existante de « Surf Kayak » et essayer de la rendre suffisamment attrayante pour y apposer mon nom. Puisque ces deux excursions sont gérées par la même entreprise, j’ai utilisé un montage similaire pour uniformiser les deux produits, ce qui a semblé beaucoup plaire à Luke.
Comme le titre le laisse entendre, après avoir fait tout ça, nous avons finalement réussi à partir d’Agnes Water. Comme tous les chemins permettant de quitter la ville étaient inondés à ce moment-là, cela devrait vous indiquer comment il était important pour nous de reprendre la route. Je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai vu TANT de pluie tomber en un si court laps de temps. C’était vraiment tropical. Le campement qui constituait notre maison bien au sec (malgré les pluies torrentielles) ces deux derniers mois est soudainement devenu une rivière déchaînée, et ce, même pas deux heures après que nous ayons déménagé toutes nos possessions dans l’auto. Bon « timing », je dirais. Aussi drôle que cela puisse paraître, les manuels du propriétaire des automobiles australiennes incluent une section détaillée sur ce qu’il faut faire pour traverser des ruisseaux débordants et ce qu’il faut faire quand on frappe un kangourou. Crazy Aussies...
La semaine dernière, nous avons célébré la fête nationale de l’Australie. C’est cool de voir comment une culture peut célébrer sa propre indépendance. Ça l’est moins quand, pendant que les « Ozzies » célèbrent le jour où le Capitaine Cook a posé pied sur le sol australien pour la première fois, tous les Aborigènes, pour leur part, ne peuvent que célébrer le fait qu’ils ont perdu le droit de s’appeler un « Peuple ». Ça donne un gout doux-amer au fait de brandir le drapeau australien... Ça n’avait pas l’air de trop déranger les chiens... Alors, pourquoi cela devrait-il nous déranger? En plus, nous avons chassé des crapauds buffles au milieu de la nuit pour les faire courser l’un contre l’autre. Le mien n’a pas gagné, même si je l’avais baptise « Crapaud rapide ».
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Thursday, January 21, 2010
La respiration circulaire
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La respiration circulaire… L’art de pouvoir inspirer par le nez en même temps que d’expirer par la bouche de manière à ce qu’il y ait un constant apport en air à un instrument quelconque. Si vous réussissez à le faire de manière fluide et continue dans l’embouchure creuse d’un tronc d’eucalyptus, vous êtes sur la bonne voie pour devenir un vrai joueur de didgeridoo. Je ne dirai pas que j’ai déjà maîtrisé le tout, mais Jean-Paul ronronne de manière beaucoup plus continue depuis quelques semaines...
La semaine passée, après avoir vu la vidéo que nous avons produite en guise d’inscription au concours de Van-tastic, la direction de Southern Cross où nous piquons notre tente depuis maintenant plus de six semaines m’a approché pour que je réalise une petite vidéo promotionnelle d’une minute mettant en valeur l’excursion qu’ils offrent dans le parc national tout près. Une journée de tournage et un échange de services plus tard, VOICI LE RÉSULTAT. C’est un peu plus classique que ce que je suis habitué de faire, mais ils sont très enthousiastes face au produit fini. La vidéo roule présentement en boucle avec quelques autres dans toutes les auberges de la région ainsi que dans l’autobus touristique qui serpente les rues d’Agnes Water tous les matins à 10h. Pas mal pour une première production à caractère corporatif mettant en vedette de vraies personnes et non des vecteurs et des polygones. Regardez-le et dites-moi ce que vous en pensez, vous risquez aussi de reconnaitre à quelques reprises un visage bien connu.
Dans le Bush, durant une soirée claire, il est fou de voir le nombre d’étoiles perceptibles à l’œil nu. Encore plus surprenant de constater ce que peut capter l’objectif d’une lentille de caméra toute grande ouverte et pointant la version australe de la Voie Lactée. Pas toujours facile de trouver le bon équilibre entre l’ouverture et le temps d’exposition, mais j’ai réussi durant les dernières nuits à capturer quelques sympathiques clichés des cieux qui couvrent notre petite tente dans le Bush australien. La Croix du Sud, qui orne fièrement le drapeau aux côtés d’une version réduite de l’Union Jack et qui, dans le ciel, pointe le pôle géographique est toujours bien visible la nuit. Elle sert aussi de repère aux marins en leur indiquant la latitude à laquelle ils se trouvent. Ici, elle se trouve très basse, à 25 degrés au-dessus de l’horizon, rappelant que nous sommes à la limite du Tropique du Capricorne, à la frontière séparant les climats plus cléments du Sud et les tempêtes tropicales qui se feront sentir très bientôt au Nord. Nous avions jusqu’à présent comme plan de continuer la route en direction de l’équateur, mais nous sommes de moins en moins convaincus que c’est un choix judicieux. Le problème avec l’Australie, c’est que les distances sont énormes entre les points d’intérêt… Nous sommes venus jusqu’ici, il serait dommage de rebrousser chemin à cause d’un peu de pluie. L’autre option est de creuser vers le centre rouge et troquer la pluie torrentielle pour la sécheresse et la chaleur que seuls les déserts peuvent produire. Il faudra y réfléchir un peu plus à celle-là…
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La respiration circulaire… L’art de pouvoir inspirer par le nez en même temps que d’expirer par la bouche de manière à ce qu’il y ait un constant apport en air à un instrument quelconque. Si vous réussissez à le faire de manière fluide et continue dans l’embouchure creuse d’un tronc d’eucalyptus, vous êtes sur la bonne voie pour devenir un vrai joueur de didgeridoo. Je ne dirai pas que j’ai déjà maîtrisé le tout, mais Jean-Paul ronronne de manière beaucoup plus continue depuis quelques semaines...
La semaine passée, après avoir vu la vidéo que nous avons produite en guise d’inscription au concours de Van-tastic, la direction de Southern Cross où nous piquons notre tente depuis maintenant plus de six semaines m’a approché pour que je réalise une petite vidéo promotionnelle d’une minute mettant en valeur l’excursion qu’ils offrent dans le parc national tout près. Une journée de tournage et un échange de services plus tard, VOICI LE RÉSULTAT. C’est un peu plus classique que ce que je suis habitué de faire, mais ils sont très enthousiastes face au produit fini. La vidéo roule présentement en boucle avec quelques autres dans toutes les auberges de la région ainsi que dans l’autobus touristique qui serpente les rues d’Agnes Water tous les matins à 10h. Pas mal pour une première production à caractère corporatif mettant en vedette de vraies personnes et non des vecteurs et des polygones. Regardez-le et dites-moi ce que vous en pensez, vous risquez aussi de reconnaitre à quelques reprises un visage bien connu.
Dans le Bush, durant une soirée claire, il est fou de voir le nombre d’étoiles perceptibles à l’œil nu. Encore plus surprenant de constater ce que peut capter l’objectif d’une lentille de caméra toute grande ouverte et pointant la version australe de la Voie Lactée. Pas toujours facile de trouver le bon équilibre entre l’ouverture et le temps d’exposition, mais j’ai réussi durant les dernières nuits à capturer quelques sympathiques clichés des cieux qui couvrent notre petite tente dans le Bush australien. La Croix du Sud, qui orne fièrement le drapeau aux côtés d’une version réduite de l’Union Jack et qui, dans le ciel, pointe le pôle géographique est toujours bien visible la nuit. Elle sert aussi de repère aux marins en leur indiquant la latitude à laquelle ils se trouvent. Ici, elle se trouve très basse, à 25 degrés au-dessus de l’horizon, rappelant que nous sommes à la limite du Tropique du Capricorne, à la frontière séparant les climats plus cléments du Sud et les tempêtes tropicales qui se feront sentir très bientôt au Nord. Nous avions jusqu’à présent comme plan de continuer la route en direction de l’équateur, mais nous sommes de moins en moins convaincus que c’est un choix judicieux. Le problème avec l’Australie, c’est que les distances sont énormes entre les points d’intérêt… Nous sommes venus jusqu’ici, il serait dommage de rebrousser chemin à cause d’un peu de pluie. L’autre option est de creuser vers le centre rouge et troquer la pluie torrentielle pour la sécheresse et la chaleur que seuls les déserts peuvent produire. Il faudra y réfléchir un peu plus à celle-là…
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